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technique photographique

Un Jardin printanier

Publié le par Michel Carlué

Rester confiné au printemps n'est pas vraiment une contrainte insupportable quand on a la chance de profiter d'un jardin, aussi modeste soit-il de part sa taille et sa complexité.

 

 

Quand un temps clément se met de la partie, observer et entretenir cet espace devient un précieux dérivatif et une source d'équilibre physique et psychologique. De plus, quand on pratique régulièrement et avec passion la photographie des végétaux (entre autres) on y trouve la possibilité de fixer par l'image le résultat de son travail, de le remettre en cause et également d'améliorer à la fois technique et sensibilité photographiques.

 

 

Ces clichés datent des 21 et 24 avril 2020. Il y en aura d'autres pris quelques jours plus tard. Les végétaux se développent rapidement au printemps et chaque jour apporte son lot de découvertes et de surprises (agréables ou pas).

 

 

Bonne petite balade en ma compagnie

 

Amitiés

 

Soyez vigilants ! 

 

Déconfinement ≠ de déconfiture :-)

 

 

______

 

 

Photographies

 

Canon EOS RCanon RF 35 mm F1.8 IS STM

Canon EOS 5D Mark II - Canon EF 70-200 mm f/4L IS I USM

 

Fichiers Raw développés dans DxO PhotoLab 2

Parfois améliorés avec Aurora HDR Pro

 

N'oubliez pas de cliquer sur les clichés au format paysage. 

 

 

______

 

 

A bientôt 

Un Jardin printanier
Un Jardin printanier
Un Jardin printanier
Un Jardin printanier
Un Jardin printanier
Un Jardin printanier
Un Jardin printanier
Un Jardin printanier
Un Jardin printanier
Un Jardin printanier
Un Jardin printanier
Un Jardin printanier
Un Jardin printanier
Un Jardin printanier
Un Jardin printanier
Un Jardin printanier
Un Jardin printanier
Un Jardin printanier
Un Jardin printanier
Un Jardin printanier
Un Jardin printanier
Un Jardin printanier
Un Jardin printanier
Un Jardin printanier
Un Jardin printanier
Un Jardin printanier
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Un Jardin printanier
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Fenêtres et confinement

Publié le par Michel Carlué

Les fenêtres par lesquelles entre la lumière et aussi l'espoir d'échapper à l'étreinte étouffante d'une menace invisible mais bien présente, contraignante et déstabilisante.

 

 

Ces photographies restituent le ressenti de quelques instants de ce mois d'avril 2020, très tôt le matin, entre ombres et lumières au sens propre comme au sens figuré. Je n'ai pas utilisé le noir et blanc, bien que son emploi puisse accentuer l'impression d'enfermement et de repliement sur soi. Je le réserve pour une prochaine série, peut être avec les mêmes photographies.

 

 

______

 

 

"En plein confinement, la fenêtre ouvre sur le désir d’horizon, le désir d’un ailleurs, aujourd’hui inaccessible. La fenêtre a toujours inspiré les écrivains et les artistes, Vermeer, Rembrandt, Monet, Matisse, Duchamp, Magritte, Hopper. Car elle est un objet métaphorique, intermédiaire entre l’espace extérieur et le dedans, le privé. Pour l'occasion (et parce qu'on passe beaucoup de temps à regarder par la fenêtre en ce moment), La Maison européenne de la photographie lance un concours sur le thème de "la fenêtre ouverte". Ça se passe sur Instagram et vous pouvez poster vos photos avec le hashtag #FenêtreOuverte, en identifiant le compte @mep.paris."

 

 

Texte d'Isabel Pasquier - France Inter

 

 

______

 

 

Photographies

 

 

Canon EOS R

Canon 5D Mark II

 

Canon RF 35mm F1.8 IS STM

Canon EF 70-200 mm f/4L IS I USM

 

Fichiers Raw développés dans DxO PhotoLab 2

Amélioration dans Aurora HDR Pro

 

 

Petite question : si vous deviez en choisir une pour la déposer sur Instagram laquelle choisiriez-vous ? 

 

 

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Prenez soin de vous !

 

Amitiés

 

Michel

Fenêtres et confinement
Fenêtres et confinement
Fenêtres et confinement
Fenêtres et confinement
Fenêtres et confinement
Fenêtres et confinement
Fenêtres et confinement
Fenêtres et confinement
Fenêtres et confinement
Fenêtres et confinement
Fenêtres et confinement
Fenêtres et confinement
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Sainte Eulalie d'Olt - 2

Publié le par Michel Carlué

Voici le complément photographique dédié à Sainte Eulalie d'Olt.

 

Que dire de plus par rapport au précédent article sinon qu'un observateur attentif, également photographe, ne sait plus où donner de l'objectif tant il apprécie l'architecture ainsi que les colombages et les encorbellements. En fait les vieilles pierres sont souvent de vieux galets à Sainte Eulalie. Le travail de taille correspond alors à une lente opération de polissage effectuée par la force de l'eau du Lot : tout un programme !

 

Je compte sur vous pour vous abonner et visiter régulièrement le blog. Il y aura d'autres articles photographiques dédiés à l'Aveyron et à la Lozère. Ces deux départements sont magnifiques !

 

Bien cordialement à tous

 

Michel

 

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Ne pas oublier de cliquer sur les clichés - peu nombreux - au format paysage.

 

 

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Sainte Eulalie d'Olt - 2
Sainte Eulalie d'Olt - 2
Sainte Eulalie d'Olt - 2
Sainte Eulalie d'Olt - 2
Sainte Eulalie d'Olt - 2
Sainte Eulalie d'Olt - 2
Sainte Eulalie d'Olt - 2
Sainte Eulalie d'Olt - 2
Sainte Eulalie d'Olt - 2
Sainte Eulalie d'Olt - 2
Sainte Eulalie d'Olt - 2
Sainte Eulalie d'Olt - 2
Sainte Eulalie d'Olt - 2
Sainte Eulalie d'Olt - 2
Sainte Eulalie d'Olt - 2
Sainte Eulalie d'Olt - 2
Sainte Eulalie d'Olt - 2
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Sainte-Eulalie-d'Olt - 1

Publié le par Michel Carlué

Après Saint-Geniez-d'Olt, en descendant le cours du Lot sur quelques kilomètres, l'on déniche un véritable trésor architectural : le village de Sainte-Eulalie-d'Olt. Il est classé  - et à juste titre - parmi les "Plus Beaux Villages de France".

 

"C’est au Moyen Âge que naquit Sainte-Eulalie. Les remparts rehaussés de tours qui l’abritent valent alors à cette petite cité le nom de castrum. Malgré de nombreux changements au cours des siècles, son bourg, organisé en arcs de cercles successifs autour de sa place centrale, lui a permis de conserver son authenticité. Autrefois, ces maisons aux toits de lauze, édifiées sur deux ou trois étages, recouvertes de crépi, masquaient leur véritable nature. En effet, celles-ci étaient construites en galets du Lot avec ou sans colombage. Les Encaulats (nom donné aux habitants de Sainte-Eulalie-d’Olt, qui signifie « mangeurs de choux ») se sont mis à restaurer leurs bâtisses, faisant réapparaître les colombages et les galets. Pour embellir encore le bourg, tous les ans, ils fleurissent les maisons. Sainte-Eulalie-d’Olt a été plusieurs fois primée dans sa catégorie au concours des villes et villages fleuris et ce, depuis 1986." (D'après Wikipédia).

 

Déambuler sans but précis dans le dédale des rues et des venelles de Sainte-Eulalie constitue un vrai régal. Les détails sont importants et ils sont fort bien mis en valeur par les habitants du lieu. De nombreux clichés ont été pris en cette occasion. Je les propose en plusieurs séries afin de vous éviter une indigestion visuelle.

 

 

Bonne continuation d'été

 

 

Bien cordialement et/ou amicalement à vous

 

 

Michel

 

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Fichiers Raw traités sous DxO Photolab 2

 

N'oubliez pas de cliquer sur les photos au format paysage

 

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Localisation

Localisation

Sainte-Eulalie-d'Olt - 1
Sainte-Eulalie-d'Olt - 1
Sainte-Eulalie-d'Olt - 1
Sainte-Eulalie-d'Olt - 1
Sainte-Eulalie-d'Olt - 1
Sainte-Eulalie-d'Olt - 1
Sainte-Eulalie-d'Olt - 1
Sainte-Eulalie-d'Olt - 1
Sainte-Eulalie-d'Olt - 1
Sainte-Eulalie-d'Olt - 1
Sainte-Eulalie-d'Olt - 1
Sainte-Eulalie-d'Olt - 1
Sainte-Eulalie-d'Olt - 1
Sainte-Eulalie-d'Olt - 1
Sainte-Eulalie-d'Olt - 1
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Sainte-Eulalie-d'Olt - 1
Sainte-Eulalie-d'Olt - 1
Sainte-Eulalie-d'Olt - 1
Sainte-Eulalie-d'Olt - 1
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Proxi - photographie

Publié le par Michel Carlué

 

Végétaux photographiés au 35 mm

 

 

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Cordialement à vous chers visiteurs du blog

 

Michel

 

 

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N'oubliez pas de cliquer sur les photographies au format paysage 

Proxi - photographie
Proxi - photographie
Proxi - photographie
Proxi - photographie
Proxi - photographie
Proxi - photographie
Proxi - photographie
Proxi - photographie
Proxi - photographie
Proxi - photographie
Proxi - photographie
Proxi - photographie
Proxi - photographie
Proxi - photographie
Proxi - photographie
Proxi - photographie
Proxi - photographie
Proxi - photographie
Proxi - photographie
Proxi - photographie
Proxi - photographie
Proxi - photographie
Proxi - photographie
Proxi - photographie
Proxi - photographie
Proxi - photographie
Proxi - photographie
Proxi - photographie
Proxi - photographie
Proxi - photographie
Proxi - photographie
Proxi - photographie
Proxi - photographie
Proxi - photographie
Proxi - photographie
Proxi - photographie
Proxi - photographie
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Proxi - photographie
Proxi - photographie
Proxi - photographie
Proxi - photographie
Proxi - photographie
Proxi - photographie
Proxi - photographie
Proxi - photographie
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Crozant - Creuse - 2

Publié le par Michel Carlué

Un site exceptionnel, un paysage grandiose d'un superbe romantisme

 

Situé à la confluence de la Creuse et de la Sédelle, Crozant et son environnement constituent une opportunité exceptionnelle à saisir pour un photographe amoureux de paysages et de vieilles pierres. 

 

Voici une version en noir et blanc afin d'échapper au despotisme des couleurs automnales et d'aller à l'essentiel.

 

Merci beaucoup pour votre fidélité et bien sûr à bientôt.

 

 

Michel

 

 

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Photographies réalisées avec un hybride Fuji X-T20 + Fuji XF 18-55 mm f/2,8-4

 

Utilisation des jpeg directs en couleurs, mode Provia

 

Conversion en Tiff et renforcement de la vibrance via DxO Optics Pro 10

 

Léger renforcement de la dynamique par Aurora HDR Pro

 

Conversion en noir et blanc par Silver Efex Pro 2 sous PS CS5 (grain standart)

 

 

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N'oubliez pas de cliquer sur les clichés au format "paysage" et également sur celles au format "portrait" si vous le souhaitez.

 

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Crozant - Creuse - 2
Crozant - Creuse - 2
Crozant - Creuse - 2
Crozant - Creuse - 2
Crozant - Creuse - 2
Crozant - Creuse - 2
Crozant - Creuse - 2
Crozant - Creuse - 2
Crozant - Creuse - 2
Crozant - Creuse - 2
Crozant - Creuse - 2
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Crozant - Creuse - 2
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Crozant - Creuse - 2
Crozant - Creuse - 2
Crozant - Creuse - 2
Crozant - Creuse - 2
Crozant - Creuse - 2
Crozant - Creuse - 2
Crozant - Creuse - 2
Crozant - Creuse - 2
Crozant - Creuse - 2
Crozant - Creuse - 2
Crozant - Creuse - 2
Crozant - Creuse - 2
Crozant - Creuse - 2
Crozant - Creuse - 2
Crozant - Creuse - 2
Crozant - Creuse - 2
Crozant - Creuse - 2
Crozant - Creuse - 2
Crozant - Creuse - 2
Crozant - Creuse - 2
Crozant - Creuse - 2
Crozant - Creuse - 2
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Les Monts de Lacaune

Publié le par Michel Carlué

 

Sur les traces de l'Enfant Sauvage

 

Balade en partant du barrage du lac du Laouzas et en empruntant une petite route qui serpente dans les Monts de Lacaune.

Les Monts de Lacaune

Le cheminement s'effectue entre parcelles céréalières et zones boisées, le relief est doux, je dirais même douillet et accueillant dans ces hautes terres. Le temps l'était moins, allant même jusqu'à devenir menaçant avec une tendance orageuse marquée. Nous avons dû rebrousser chemin, à regret.

 

Ce terroir des Monts de Lacaune est estampillé : "Sur les traces de l'Enfant Sauvage". En mémoire de celui qui y est probablement né vers 1790 avant de se réfugier en Aveyron. Il y survécut à un abandon familial ainsi qu'à une tentative d'homicide révélée par une longue cicatrice linéaire au larynx. 

 

François Truffaut s'est intéressé à son histoire tragique et à sa désociabilisation. Il  en a réalisé un film remarquable dans lequel il décrit les interrogations et les analyses cliniques du Docteur Itard à propos de son jeune patient - Victor - qui fut malheureusement considéré souvent et avec cynisme comme une bête curieuse.

 

Victor de l'Aveyron a été rétrospectivement décrit comme un enfant autiste, probablement abandonné par sa famille. Ce modeste article lui est dédié. 

 

______

 

Les photographies en couleurs étaient ternes. Les tentatives d'amplification et de réglage de la saturation, du contraste et de la vibrance se sont avérées vaines et le rendu obtenu très artificiel. Le noir et blanc constituait donc une solution à ces problèmes. Les paysages à la fois harmonieusement dépouillés et contrastés de ce terroir se prêtaient bien à son emploi.

 

Fuji X-T20  -   Fuji XF 18-55 mm f/2,8-4

 

DxO Optics Pro 10 - Photoshop CS5 - Silver Effect Pro 2

 

N'oubliez de cliquer sur les photos au format paysage !

 

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Musique sur Deezer : Music for Saxophone - David Stambler

Les Monts de Lacaune
Les Monts de Lacaune
Les Monts de Lacaune
Les Monts de Lacaune
Les Monts de Lacaune
Les Monts de Lacaune
Les Monts de Lacaune
Les Monts de Lacaune
Les Monts de Lacaune
Les Monts de Lacaune
Les Monts de Lacaune
Les Monts de Lacaune
Les Monts de Lacaune
Les Monts de Lacaune
Les Monts de Lacaune
Les Monts de Lacaune
Les Monts de Lacaune
Les Monts de Lacaune
Les Monts de Lacaune
Les Monts de Lacaune
Les Monts de Lacaune
Les Monts de Lacaune
Les Monts de Lacaune
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Photos rapprochées

Publié le par Michel Carlué

 

 

Petit fatras genre "melting phot" réalisé avec l'hybride Fuji X-E2 couplé à l'objectif Zuiko 50 mm macro f/3,5

 

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Il est nécessaire de cliquer sur les photos au format paysage.

 

A très bientôt

 

Michel

 

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Musique sur Deezer : Playlist Chill Bossa Nova 

 

 

 

Photos rapprochées
Photos rapprochées
Photos rapprochées
Photos rapprochées
Photos rapprochées
Photos rapprochées
Photos rapprochées
Photos rapprochées
Photos rapprochées
Photos rapprochées
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Photos rapprochées
Photos rapprochées
Photos rapprochées
Photos rapprochées
Photos rapprochées
Photos rapprochées
Photos rapprochées
Photos rapprochées
Photos rapprochées
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Douch - Hérault - 2

Publié le par Michel Carlué

 

Retour sur un village bien caché entre Massif du Caroux et Monts d'Espinouse, sur la commune de Rosis.

 

Certains clichés de ce beau village emblématique du Caroux ont été travaillés via la technique HDR à partir de trois prises de vues identiques dans leur cadrage mais exposées différemment. Le but est de dégager un peu les ombres tout en respectant les hautes lumières. Certaines ont été un peu "poussées" en saturation et en vibrance, d'où leur aspect "bodybuildé", et d'autres non.

 

Vous jugerez par vous même de l'intérêt ou de l'inintérêt de cette technique  - nuancée ou moins nuancée - dans ce cas précis. N'oubliez pas de cliquer sur les photos au format paysage.

 

Bien amicalement à vous

 

A bientôt

 

Michel

 

______

 

Fuji X-T20  -  Fuji XF 18-55 mm f/2,8-4

 

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Musique sur Deezer

Concerto pour violon et orchestre en D Majeur, Op. 35, Th 59, Tchaikovsky

Lisa Batiashvili, Daniel Baremboim 

Douch - Hérault - 2
Douch - Hérault - 2
Douch - Hérault - 2
Douch - Hérault - 2
Douch - Hérault - 2
Douch - Hérault - 2
Douch - Hérault - 2
Douch - Hérault - 2
Douch - Hérault - 2
Douch - Hérault - 2
Douch - Hérault - 2
Douch - Hérault - 2
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Melting Phot

Publié le par Michel Carlué

 

Détails de la vie ordinaire 

 

Ces photos ont pour point commun d'avoir été prises avec l'hybride Fuji X-E2 équipé d'objectifs Zuiko - un 50 mm f/1,8 et un 50 mm macro F/3,5 -. Ils avaient été utilisés en argentique avec un Olympus OM-2n. Une bague adaptatrice Fuji-OM a été employée.

 

Le résultat n'est pas optimal. On doit augmenter - fréquemment - la durée de l'exposition, le contraste, la vibrance et le microcontraste. Ces photos sont issues de jpegs directs. Le développement des Raw à partir d'Iridient Déveloper pourrait améliorer les choses (peut-être)

 

_____

 

A bientôt, bien amicalement aux anciens abonnés ainsi qu'aux nouveaux.

 

Michel

 

Cliquer sur les photos pour mieux les visualiser.

 

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Musique : Message personnel - Françoise Hardy 

 

  

Melting Phot
Melting Phot
Melting Phot
Melting Phot
Melting Phot
Melting Phot
Melting Phot
Melting Phot
Melting Phot
Melting Phot
Melting Phot
Melting Phot
Melting Phot
Melting Phot
Melting Phot
Melting Phot
Melting Phot
Melting Phot
Melting Phot
Melting Phot
Melting Phot
Melting Phot
Melting Phot
Melting Phot
Melting Phot
Melting Phot
Melting Phot
Melting Phot
Melting Phot
Melting Phot
Melting Phot
Melting Phot
Melting Phot
Melting Phot
Melting Phot
Melting Phot
Melting Phot
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Pierre de Vallombreuse - Photographe

Publié le par Michel Carlué

 

Suite à un article approfondi consacré à ce photographe très talentueux dans le magazine "Réponses Photo" j'ai contacté Pierre de Vallombreuse. Je lui ai demandé il y a de cela plusieurs mois si je pouvais publier un petit article sur mon blog afin de faire profiter mes abonnés de ses clichés exceptionnels. N'ayant pas reçu de réponse de sa part je réagis comme une personne dans l'attente d'un permis de construire pour l'installation d'un abri de jardin ou d'une véranda, l'absence de réponse de la municipalité concernée prend alors valeur d'acceptation. :-) :-)

 

_______

.

 

 

Le texte ci-dessous, fort bien rédigé et documenté, est extrait de Wikipédia

 

Au contact de Joseph Kessel, ami de ses parents, Pierre de Vallombreuse ressent très tôt l’envie d’être un témoin de son temps. En 1984, il rentre à l’École nationale supérieure des arts décoratifs (ENSAD) de Paris avec l’idée de faire une carrière de dessinateur de presse.

Un voyage, l’année suivante, va bouleverser le cours de sa vie et déclencher sa vocation de photographe. À Bornéo, il partage le quotidien des Punan, derniers nomades de la jungle. D'artiste sédentaire, Vallombreuse décide de devenir un témoin nomade, et la photographie devient son mode d’expression. Aux Philippines il vivra dans la jungle avec les Palawan plus de deux ans. Une première partie de son travail sur cette ethnie est présentée lors du prestigieux festival photographique, les Rencontres d'Arles, en 1989.

Pierre de Vallombreuse a été secrétaire général de l’association Anthropologie et Photographie (université Paris VII) fondée par Jean Duvignaud, Emmanuel Garrigues, Jean Malaurie et Edgar Morin.

Il collabore régulièrement avec de grands magazines internationaux : GEO (France, Russie, Allemagne, Espagne, Corée, Japon), le Monde, Newsweek, El Mundo, El País, La Stampa, l’Illustré, Lo Specchio, Le Monde 2, Le Figaro Magazine, Sciences et Avenir, Photo, Terre Sauvage, Grands Reportages…

 

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Pierre de Vallombreuse - Photographe
 

 

De 2007 à 2012, Pierre de Vallombreuse réalise son projet, Hommes racines, sur des peuples qui entretiennent un lien viscéral à leurs terres. Se déployant sur cinq ans, ce parcours représente son engagement auprès de onze peuples autochtones répartis dans le monde entier. Si la vocation principale du projet est de montrer la relation intime qui lie l’homme à son environnement, c'est aussi un témoignage de la diversité des modes de vie, des pratiques et des savoirs traditionnels qui s’inscrivent dans des milieux très différents. Ces cultures sont dépositaires de savoirs essentiels à la préservation de la biodiversité. Ce parcours souhaite promouvoir une réflexion sur l’humanité dont le corollaire est la protection de la nature. En effet, les peuples autochtones sont souvent les premières victimes des désastres écologiques : déforestation, réchauffement climatique, pollution, guerre de l’eau, autant de questions cruciales qui, loin d’être locales, concernent l'humanité.

À chaque fois lié à un peuple spécifique, le parcours souligne la multiplicité des réponses aux conditions de vie imposées par la nature et l’histoire. C’est dans ce contexte qu'il aborde la notion de racine. En rencontrant des peuples solidement ancrés dans leur territoire et d’autres ayant été soumis à l’épreuve du déracinement, Hommes racines dessine les profondes mutations qui affectent notre modernité. Parmi la dizaine de communautés, Vallombreuse a observé les chasseurs gwitchin, qui ont protégé leur réserve faunique arctique de l'industrie pétrolière, ou les Hadzabe de Tanzanie, cueilleurs décimés par l'alcool.

Depuis 2007 à 2012, ce parcours a donné lieu à une dizaine d’expositions et de nombreuses publications. Les photos de Vallombreuse se caractérisent par la profondeur de leurs panoramiques en noir et blanc.

 

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A bientôt

 

N'oubliez pas de cliquer sur les clichés pour mieux les mettre en valeur.

 

Michel

 

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Pierre de Vallombreuse - Photographe
Pierre de Vallombreuse - Photographe
Pierre de Vallombreuse - Photographe
Pierre de Vallombreuse - Photographe
Pierre de Vallombreuse - Photographe
Pierre de Vallombreuse - Photographe
Pierre de Vallombreuse - Photographe
Pierre de Vallombreuse - Photographe
Pierre de Vallombreuse - Photographe
Pierre de Vallombreuse - Photographe
Pierre de Vallombreuse - Photographe
Pierre de Vallombreuse - Photographe
Pierre de Vallombreuse - Photographe
Pierre de Vallombreuse - Photographe
Pierre de Vallombreuse - Photographe
Pierre de Vallombreuse - Photographe
Pierre de Vallombreuse - Photographe
Pierre de Vallombreuse - Photographe
Pierre de Vallombreuse - Photographe
Pierre de Vallombreuse - Photographe
Pierre de Vallombreuse - Photographe
Pierre de Vallombreuse - Photographe
Pierre de Vallombreuse - Photographe

 

 

Pierre de Vallombreuse - Photographe
Pierre de Vallombreuse - Photographe
Pierre de Vallombreuse - Photographe
Pierre de Vallombreuse - Photographe
Pierre de Vallombreuse - Photographe
Pierre de Vallombreuse - Photographe

 

 

Pierre de Vallombreuse - Photographe

 

 

Pierre de Vallombreuse - Photographe
Pierre de Vallombreuse - Photographe
Pierre de Vallombreuse - Photographe

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Le Jardin de Liliane - Fin avril 2018 - 3

Publié le par Michel Carlué

 

La suite des deux articles précédents consacrés au Jardin de Liliane.

 

Le Jardin de Liliane - 1

Le Jardin de Liliane - 2

 

Les séries photographiques ont été réalisées en respectant un ordre chronologique, c'est-à-dire tout en cheminant dans le jardin et en écoutant avec attention les remarques très pertinentes de la jardinière en chef.

 

La diversité des végétaux est telle qu'il est impossible d'être à court d'inspiration et d'envie de photographier dans cet espace privilégié.

 

___

 

Technique photographique

 

Les clichés sont réalisés à l'aide d'un Canon EOS 5D Mark II couplé à un objectif Canon 70-200 F/4 IS USM. La combinaison des deux offre la possibilité d'isoler un sujet de son contexte sans pour autant être limité dans le choix du cadrage, ce qui serait le cas en utilisant une focale fixe à large ouverture. De plus le piqué de ce zoom est exceptionnel. 

 

La post-production nécessite des interventions assez laborieuses. Les fichiers "Raw" sont développés dans DxO Pro 10 en réglant au mieux les micro-contrastes, la vibrance, les équilibres entre ombres et lumières via l'histogramme et en profilant la courbe des tons suivant un S peu accentué de façon à donner plus de dynamique à l'image. Lorsque les zones sombres font apparaitre du bruitage ou du "banding" j'utilise la fonction d'atténuation du bruit "Prime" disponible sur ce type de logiciel. Il ne faut pas être trop pressé avec mon vieux Mac sous système OS X Mavericks 10.9.5.

 

Pour finir, le logiciel très performant Mac Phun Aurora assurera un rendu affiné des contrastes, des couleurs et de la lumière. Voilà...

 

____

 

Bien cordialement. Cliquez sur les photos au format paysage svp. Merci

 

 

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A bientôt

 

Michel

 

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Musique : Golden tarantella 

 

 

Le Jardin de Liliane - Fin avril 2018 - 3
Le Jardin de Liliane - Fin avril 2018 - 3
Le Jardin de Liliane - Fin avril 2018 - 3
Le Jardin de Liliane - Fin avril 2018 - 3
Le Jardin de Liliane - Fin avril 2018 - 3
Le Jardin de Liliane - Fin avril 2018 - 3
Le Jardin de Liliane - Fin avril 2018 - 3
Le Jardin de Liliane - Fin avril 2018 - 3
Le Jardin de Liliane - Fin avril 2018 - 3
Le Jardin de Liliane - Fin avril 2018 - 3
Le Jardin de Liliane - Fin avril 2018 - 3

 

 

Le Jardin de Liliane - Fin avril 2018 - 3
Le Jardin de Liliane - Fin avril 2018 - 3
Le Jardin de Liliane - Fin avril 2018 - 3
Le Jardin de Liliane - Fin avril 2018 - 3
Le Jardin de Liliane - Fin avril 2018 - 3
Le Jardin de Liliane - Fin avril 2018 - 3
Le Jardin de Liliane - Fin avril 2018 - 3
Le Jardin de Liliane - Fin avril 2018 - 3
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Saul Leiter - Photographe

Publié le par Michel Carlué

 

Je ne me suis pas risqué à écrire sur la personnalité et l'œuvre de Saul Leiter. D'autres l'ont si bien fait que je céderai volontiers ma place en utilisant leur texte. Je fais référence à la remarquable synthèse biographique de Gil Pressnitzer,  trouvée et lue dans le non moins remarquable blog Les Esprits Nomades que je vous invite par ailleurs à découvrir. Les photos illustrant l'article sont issues d'un choix personnel.

 

 

___

 

Saul Leiter

Le flâneur d’un monde flottant

 

Pour comprendre l’univers si particulier du photographe américain Saul Leiter, il faut aimer les reflets des vies dans les flaques du temps, les buées qui montent parfois des gens, toutes les histoires d’un jour que l’on pourrait imaginer à partir de ses photos. Il faut aussi aimer le peintre Marc Rothko, car bien qu’il travaillât aussi bien en noir et blanc qu’en couleurs c’est la vibration intérieure qui sourd doucement entre tendresse et solitude. 
Photographe sans domicile fixe, à savoir non figé dans un studio, c’est dans les rues de New York au début des années 40 qu’il va peindre, car sa photo est avant tout peinture, les gens qui passent, les rues qui mènent au fond de nous-mêmes.
Arpenteur infatigable des rues new-yorkaises, pendant plus de vingt ans, sa créativité s’est surtout épanouie de 1947 à 1960. Il fut l’un des tout premiers à utiliser la couleur pour dépeindre l’univers des rues d’habitude dévolu au noir et blanc comme dans un film policier.


Sa façon de cadrer n’appartient qu’à lui. Décalée, hors norme, ne respectant aucune des règles d’or des 2/3 ou autres, il assemble des éclats de vie comme des morceaux de verre, comme des billes transparentes de rêves. Peu lui importe de montrer ses sujets en entier, seuls les fragments intimes sont pour lui signifiants, révélateurs.

 

 


 

Ce n’est pas un architecte des formes, mais un magicien des atmosphères, du rendu des morceaux épars de l’humanité. Les lignes d’horizon sont pour lui celles des contes que l’on porte en soi.

 

 


 

Encore peu connu en France malgré une exposition à Paris en 2008, il se complaît dans cet anonymat qui le protège. Pourtant le MoMa le célébrera deux fois, en 1953 et en 1957.
Que ce soit dans ses mystérieuses photos noir et blanc, qu’il tirait lui-même en prenant un soin jaloux des dégradés de gris et de noir, ou dans ses photographies en couleur, où la palette de Rothko se devine, par ses couleurs chaudes, sensibles, venues d’ailleurs, Saul Leiter a inventé des portes ouvertes vers un entre-deux mondes.

 

 

 

 

 

Il compose en fait chaque photo pour restituer une ambiance, un moment marquant à jamais. Ainsi pour aller vers lui il faut aimer peut-être plus les arts plastiques que la photographie.

 

 

Entre le monde des silhouettes qui s’évanouissent à peine le temps d’un passage, des vitrines de magasin moins réelles que les reflets qui se projettent sur elles, des attentes solitaires de pauvres gens, de formes qui deviennent indéfinies, Saul Leiter nous parle d’un univers non pas en expansion, mais en flottaison.
Saul Leiter est le photographe d’un monde qui flotte. Il n’y a pas vraiment de photos, mais que des visions mystérieuses, sans les contours du réel. Il est un peintre expressionniste abstrait, plus qu’un photographe.

 

 

 


 

Il suggère, il nous parle des lisières des mondes, des signes énigmatiques qui sont traces de vies à venir ou antérieures.
D’un monde mélancolique où nous ne pouvons que passer furtivement. Pour Saul Leiter la réalité doit être franchie, dépassée. Elle n’est qu’une allusion, plus qu’une illusion. Il va rester un flâneur des émotions qui affleurent.

 


Regarder une photo de Saul Leiter est presque un acte de méditation, de contemplation.
Cela demande d’accepter de se voir soi-même dans les pavés-miroirs de ses images. Josef Sudek aura un regard assez proche.

 

 

 

 

 
 
Une vie anonyme

Être inconnu m’a toujours paru une position confortable.


Saul Leiter est un être discret qui aura toujours refusé la notoriété, la reconnaissance. Il vivait marchant dans les rues sous la pluie, sous la neige, sous les rêves des gens, et observait jusqu’à ce que quelque chose monte de la surface des êtres. 

 


 

ll dit aussi, en quelques phrases, ses blessures : un père, ­rabbin à Pittsburgh, qui n'accepta jamais que son fils embrasse la carrière d'artiste. « Enfant, j'ai été habitué à consacrer mes journées à l'étude. Levé à 5 heures du matin, je m'effondrais au lit le soir. J'ai découvert l'art à la bibliothèque, dans les livres, Picasso, Bonnard, mais aussi les estampes japonaises, les textiles péruviens, l'expressionnisme allemand. Tout m'apparaissait brusquement. »
On dira seulement qu’il est né en 1923 à Pittsburgh, Pennsylvanie. Son père rabbin voulut en faire également un rabbin et jusqu’en 1946 il suit des cours de théologie talmudique. « Mon père et mon grand-père étaient des rabbins. J'ai étudié la théologie et quand je revenais de chez mon grand-père, je pouvais répondre à des questions pointues ». Il oubliera tout cela. N’étant pas devenu rabbin, il rêva de devenir un humble Dieu de l’image.

Il s’échappe donc, maudit par ses parents, à New York à 23 ans, en 1946. Il s’y installera durablement.

 


 

Il va rompre toutes ses attaches, communautaires, familiales, géographiques, religieuses, pour partir à New York, pour devenir adulte, mais surtout devenir artiste. Et artiste pour lui amoureux de Bonnard, c’était avant tout devenir peintre. Il sera photographe. Mais pour autant il ne revendique aucune place dans l’histoire de l’art . « Je suis un photographe à reculons ». Il ne comprend pas pourquoi on voudrait l’exposer, il n’a fait que passer dans cette vie. Il est un photographe de passage. D’où sa passion à regarder les passants, leurs gestes, leurs reflets.

 

 

 

Il préfère ne pas se souvenir de ses travaux alimentaires en photographie de mode des années 1950 jusqu’au milieu de 1980 pour les magazines Esquire, Nova, Harper's Bazaar.

 

 

«J'ai vraiment commencé comme photographe de mode. On ne peut pas dire que j'ai réussi, mais il y avait assez de travail pour me tenir occupé. J'ai collaboré avec le HARPER'S BAZAAR et d'autres magazines. J'ai eu du travail. C'était une façon pour moi de gagner ma vie. J'avais besoin de payer ma facture d’électricité et mon loyer et j'avais besoin d'argent pour la nourriture. Dans le même temps, j'ai pu faire mes propres photographies. »

 

 

Peintre au début sous l’influence de Richard Pousette-Dart, il mène de front des recherches photographiques, aidé par W. Eugene Smith, mais en autodidacte, et le choc d’une exposition d’Henri Cartier-Bresson au MoMa en 1947. En 1948 il commence à prendre des photographies en couleur. Mais avec des films périmés, ce qui lui procure d’heureuses surprises.

 


 

Il ne se considère pas vraiment comme un photographe professionnel : « En réalité, je n'avais pas été préparé à vivre par moi-même dans ce monde ». Pourtant il en est un des fleurons essentiels. Il reste touchant d’humilité. Il lui en faudra, car il va tomber dans un total oubli pendant cinquante ans, et ses travaux personnels sont restés au fond de ses tiroirs et puis même si on les voyait parfois, elles paraissent énigmatiques, mystérieuses, hors des courants en cours. Ni le public, ni ses pairs, ne s’intéressent à sa création.
Il ne commence à tirer ses nombreuses diapositives qu’en 1990 !


«J’ai passé une grande partie de ma vie en étant ignoré. J’en étais très heureux. Etre ignoré est un grand privilège. C’est ainsi que j’ai appris à voir ce que d’autres ne voient pas et à réagir à des situations différemment. J'ai simplement regardé le monde, pas vraiment prêt à tout, mais en flânant. » Il n’a appartenu à aucune école, aucun mouvement. Il aura préféré boire son café et écouter de la musique, que faire sa promotion.

 


 

Une seule galerie, la galerie new-yorkaise Howard Greenberg, croit en lui et depuis il est reconnu pour ce qu’il est : l’un des très grands maîtres de la photographie, un Marc Rothko de l’image.


Sans le vouloir, il sera « un iconoclaste tranquille », sans narcissisme. Il dira : le miroir n'est pas mon meilleur ami. Mais ses photos sont des miroirs, cela suffit.

 

 

 

 

 

Une magie du flottement « Je n'ai pas de philosophie de la photographie. J'aime juste prendre des photos. Il me semble que des choses mystérieuses peuvent prendre place dans des lieux familiers » Neige et buée, perte des apparences, tout concourt à évider le réel de sa chair triste.

 

 

 

Et si les apparences résistent alors il joue sur la profondeur de champ, rendant flou soit le premier plan, soit le fond de l’image. Ce n’est pas lui qui appuie sur le déclencheur, mais ses sentiments qui à un moment lui dictent l’acte photographique. Il compose plus des tableaux que des photos. Avec le besoin de figer les instants fugaces, quitte à les rendre méconnaissables. Car souvent ses images dérivent vers l’abstraction. Souvent elles sont verticales. Il se sert des éléments, pluie, neige, buée, reflets, couleurs réfractées, des silhouettes anonymes qui disparaissent à peine entrevues, et des enseignes qui renseignent par leurs échos d’images. Dans une sorte d’univers cotonneux, sans angles vifs, sans violence apparente, il nous redonne un New York étrange, inédit, tamisé, poétisé. Ses photos traversent les miroirs et déversent des averses de poésie.

 

 

 

 

 

 

 

 

Entre Rothko et Bonnard il trace un doux chemin, presque un murmure photographique. Ses photographies construites comme des peintures anciennes, avec la patience infinie des petites touches, des détails, de la lumière douce méditative, sont uniques. Elles racontent toutes des histoires intérieures qui ne sont pas dites, et qu’il nous appartient d’imaginer. Elles sont scénographies. Il sait aussi rendre la force plus frontale des portraits, des visages, la vérité discrète de la photographie de rue. Sa grammaire lui est propre avec ses perspectives décalées, ses cadrages curieux, un espace refermé sur lui-même. Une grande fluidité parcourt ses photos alors qu’il introduit la confusion du flou, car pour lui « Une touche de confusion est un ingrédient souhaitable ». Une certaine patine du temps s’y inscrit aussi.

 

 

 

Certes il assume la longue histoire du peuple juif, mais il avoue : Je ne sais pas s'il y a un lien entre mon œuvre et ma foi. En fait il n’y en a aucune. Il photographie sans démarche esthétique : Je n'ai pas une philosophie. J'ai un appareil photo. Je regarde dans la caméra et je prends des photos. Mes photographies sont la moindre parcelle de ce que je vois et qui pourrait être photographiée. Elles sont des fragments de possibilités infinies. Plus qu’un autre versant de New York ou de Paris qu’il a aimé, c’est un autre versant de la photographie qu’il a magnifié, sans bruit, sans tapage. Ce vieil homme de 89 ans laisse des photographies enfouies sous des miettes précieuses d’existence. Il est celui qui parle aux moments indécis, des interstices entre le temps, où rien ne se passe. Il semble aplatir le destin. Tout n’est qu’échos et ricochets. Leiter capture les illusions de passage de la vie quotidienne, qu’il rend tout en résonances poétiques. Il est fort possible que mon travail représente une recherche de la beauté dans les endroits les plus prosaïques et ordinaires. Sa recherche est une alchimie entre l’onirisme du suggéré, du flou, de la netteté fugace. Il a su saisir la silhouette de la beauté, entre ombre et transparence.

 

Gil Pressnitzer

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Bibliographie

 

En français

Saul Leiter, dans la collection « Photo Poche», Actes Sud, 2007 Saul Leiter, exposition Fondation HCB, Catalogue publié par Steidl, Saul Leiter, introduction d’Agnès Sire, entretien avec l’artiste par Sam Stourdzé, éd. Steidl, 2008

 

 

En anglais

Saul Leiter, Early Color, texte de Martin Harrison, éd. Steidl, 2006 In Living Color : Photographs by Saul Leiter, texte de Lisa Hostetler, Milwaukee Art Museum, Exhibition Gallery Guide, 2006

 

 

 

 

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Sebastião Salgado - 2

Publié le par Michel Carlué

 

Voici quelques photographies de Sebastião Salgado consacrées à l'humain, celui qui souffre et qui lutte pour survivre à la misère, à la dénutrition, aux guerres et au travail dans des conditions dantesques totalement assimilables à de l'esclavage.

 

Salgado a beaucoup photographié au Brésil. Un de ses reportages les plus renommés, intitulé La Mine d'or de Serra Pelada, porte sur le quotidien dans une mine d’or, il parvient à y décrire les conditions de travail effarantes auxquelles les mineurs sont soumis.

 

Il s'est également intéressé au sort des populations affamées d'Afrique Sahélienne.

 

Le travail intense et très difficile des soldats du feu chargés d'éteindre les incendies des puits de pétrole au Koweit a également fait l'objet d'un reportage, en 1991.

 

D'une façon plus générale Salgado travaille toujours en noir et blanc et il observe principalement la vie d'humains supportant des conditions difficiles : migrants, mineurs, victimes de la famine…

 

Les photos sont conformes à ce que l'on pourrait attendre de son travail. L'esthétisme prime sur tout le reste et il masque souvent la réalité de faits insoutenables. Cela lui a été reproché depuis le début des années 2000. Certains journaux - dont le New York Times - critiquent l'éthique photographique de Salgado. Ils lui reprochent un certain cynisme lié à la commercialisation de la misère humaine. L'embellissement de situations dramatiques conduirait à "l'inauthenticité du beau".

 

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Merci pour votre passage et à la prochaine fois. N'oubliez pas de cliquer sur les photos.

 

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Michel

 

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Musique : Bossa Nova - Playlist établie par mes soins sur Deezer :-)

 

 

Sebastião Salgado - 2
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Sebastião Salgado - 2
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Sebastião Salgado - 2
Sebastião Salgado - 2
Sebastião Salgado - 2
Sebastião Salgado - 2
Sebastião Salgado - 2
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Sebastião Salgado - 2
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Sebastião Salgado - 2
Sebastião Salgado - 2
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Sebastião Salgado - 1

Publié le par Michel Carlué

 

Sagaldo est un photographe brésilien mondialement connu pour la qualité exceptionnelle de son regard et ses cadrages percutants. Il travaille uniquement en noir et blanc. Sa technique a été exclusivement fondée sur l'argentique en début de carrière. Il l'a fait évoluer par la suite avec l'émergence des appareils photo numériques performants.

 

"Son processus de travail actuel consiste en une combinaison d'argentique et de numérique. Il réalise les prises de vue en numérique avec un appareil Pentax 645D.

 

 

Salgado ne souhaite pas visionner ses photos sur un écran. Les fichiers numériques sont tirés sous forme de planche-contact afin de choisir les photos à tirer sur papier (editing). Les photos numériques sélectionnées sont ensuite traitées avec le logiciel DXO Film Pack qui permet de rajouter du "grain" argentique correspondant aux films Tri-X ou T-Max P3200. Une fois modifiées ces images numériques sont transférées sur un internégatif (pellicule argentique sans grain) qui permet au tireur de réaliser des tirages argentiques sous agrandisseur et sur papier baryté argentique." D'après Wikipédia : Salgado

 

Il a donc adopté un processus « hybride » argentique/numérique qui lui permet d'associer la facilité de la prise de vue numérique et leur moindre coût de réalisation à la beauté du rendu des tirages sur papiers barytés.

 

Salgado est un photographe autodidacte. Il est agro-économe de formation et a obtenu un doctorat dans sa spécialité. Sa carrière s'est poursuivie à l'ICO (Organisation Internationale du Café) jusqu'en 1973. Ses centres d'intérêt ont évolué par la suite et la photographie est devenue progressivement sa principale activité. 

 

Je vous propose une première série de photos sur les thèmes de la nature et de l'environnement. Un autre article abordera ses thèmes photographiques - plus controversés - relatifs à la condition humaine et plus particulièrement au travail exercé dans des conditions extrêmement rudes.

 

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En espérant que ces quelques partages photographiques ne m'attireront pas les foudres des agences Sygma, Gamma et Magnum. Mon but est de faire mieux connaitre le remarquable travail de Sebastião Salgado et l'art photographique en général. Mais, comme j'ai déjà eu quelques ennuis dans le même contexte, je préfère expliquer préalablement ma démarche. Je précise également pour les "pinailleurs" du copyright que réserver un nom de domaine afin de ne pas être importuné par de la pub n'est pas gratuit chez Overblog (et même ailleurs).

 

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A bientôt pour la suite

 

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Bien cordialement

 

Michel

 

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Musique : Stan Getz - Big Band Bossa Nova - Manha de Carnaval

 

 

 

 

 

 

  

Sebastião Salgado - 1

 

 

Sebastião Salgado - 1
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Sebastião Salgado - 1
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Sebastião Salgado - 1
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Sebastião Salgado - 1
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Quéribus - 1 - Pays Cathare

Publié le par Michel Carlué

 

En Pays Cathare

 

Un lieu absolument superbe, orgueilleusement planté entre Corbières et Fenouillèdes, entre Aude et Pyrénées Orientales. Un château que l'on perçoit de très loin et dont la vue donne irrésistiblement envie de monter sur son piton rocheux, de visiter cette forteresse et d'admirer une vue imprenable.

 

Les photographies ne sont pas faciles dans ce contexte, surtout pas avec le 70-200 mm que j'ai utilisé ici. Les plans lointains sont inévitablement bleutés et la focale relativement longue ne permet pas de visées élargies. Pas grave puisque vous aurez droit à un 2ème article photographique constitué de clichés réalisés à l'aide d'un hybride APSC équipé d'un objectif 17-55 mm, plus proche des possibilités d'un grand angulaire.

 

Pour bien faire la photographie devrait se pratiquer le matin de bonne heure ou le soir très tard. Mais, comme ce n'est pas possible, il faut s'accommoder des conditions lumineuses dont on dispose et tenter d'harmoniser en post-production le rendu global (lumineux et chromatique) de la série.

 

Je viens d'admirer un portfolio, sur "Chasseur d'Images", consacré à Vincent M., un photographe professionnel du Mont-Saint-Michel (opérant à la façon de Takashi avec le Mont-Fuji). Ses photos sont remarquables et non retouchées. Elles nécessitent de vivre sur place, de se rendre disponible quelle que soit la saison et l'heure de la journée. Toute une astreinte et une rigueur pour de magnifiques résultats.

 

Ma pratique va absolument à l'inverse. Je prends les photos imposées par l'instant et le lieu non repéré au préalable. Je les travaille ensuite avec DXO Optics Pro, Lightroom, Photoshop, Aurora, Nik Software. L'astreinte et la disponibilité sont nécessaires, certes, mais après la prise de vue. Prendre des clichés et appréhender le boulot qui vous attend au retour, ce n'est pas toujours le pied, ni même le trépied.

 

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Vincent M., Par Mont et lumière, Chasseur d'images, N°397, octobre 2017, p 50-59.

Chasseur d'images

 

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N'oubliez pas de cliquez sur les clichés au format paysage, un panorama est à votre disposition, il combine Corbières et Fenouillèdes (paysage très chouette).

 

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A très bientôt pour une suite consacrée au village de Castelnou et un approfondissement sur le site de Quéribus.

 

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Abonnez-vous à la Newsletter si ce n'est pas déjà fait, je vous en serai très reconnaissant.

 

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Bien cordialement

 

Michel

 

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Musique : Franck Sinatra - Sarah Vaughan - Count Basie Orchestra

 

 

Un peu d'histoire (Wikipédia)

 

"Le château de Quéribus (en occitan : castèl de Querbús) est un château dit « cathare » situé sur la commune de Cucugnan dans le département de l'Aude. Cette forteresse, perchée sur un piton rocheux à 728 mètresd'altitude, domine le village de Cucugnan et se situe à la limite du département de l'Aude et des Pyrénées-Orientales. Le château de Quéribus, dont l'existence remonte sans doute au xe siècle, était un des points de défense du pays cathare. Après sa prise en 1255, il est intégré au dispositif de défense de la frontière de la France avec l'Aragon. L'annexion du Roussillon par la France (traité des Pyrénées, 1659), qui recule la frontière jusqu'aux Pyrénées, diminue fortement son importance stratégique. Le château se dégrade jusqu'en 1951, date à partir de laquelle il est progressivement restauré.

Il fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le .

(la suite à la fin de l'article)

Quéribus  -  1 - Pays Cathare
Quéribus  -  1 - Pays Cathare
Quéribus  -  1 - Pays Cathare
Quéribus  -  1 - Pays Cathare
Quéribus  -  1 - Pays Cathare
Quéribus  -  1 - Pays Cathare
Quéribus  -  1 - Pays Cathare
Quéribus  -  1 - Pays Cathare
Quéribus  -  1 - Pays Cathare
Quéribus  -  1 - Pays Cathare
Quéribus  -  1 - Pays Cathare
Quéribus  -  1 - Pays Cathare
Quéribus  -  1 - Pays Cathare
Quéribus  -  1 - Pays Cathare
Quéribus  -  1 - Pays Cathare
Quéribus  -  1 - Pays Cathare
Quéribus  -  1 - Pays Cathare
Quéribus  -  1 - Pays Cathare
Quéribus  -  1 - Pays Cathare
Quéribus  -  1 - Pays Cathare
Quéribus  -  1 - Pays Cathare
Quéribus  -  1 - Pays Cathare
Quéribus  -  1 - Pays Cathare
Quéribus  -  1 - Pays Cathare
Quéribus  -  1 - Pays Cathare
Quéribus  -  1 - Pays Cathare
Quéribus  -  1 - Pays Cathare
Quéribus  -  1 - Pays Cathare
Quéribus  -  1 - Pays Cathare
Quéribus  -  1 - Pays Cathare
 

Un peu plus d'histoire selon Wikipédia

 

 

Gardien du Grau de Maury, Quéribus est perché sur un étroit piton rocheux à 728 mètres d'altitude. Il surveille le massif des Corbières, le Fenouillèdes et la plaine du Roussillon.

 

Le nom du château, Quéribus, qui veut dire « rocher des buis », est cité pour la première fois en 1021 dans le testament de Bernard Ier Tallaferro, comte de Bésalú. À cette date, le castrum fait partie de la vicomté de Fenouillèdes. En 1111, le comte de Barcelone Raimond Bérenger III hérite du comté de Besalú et donc de droits suzerains sur la vicomté de Fenouillèdes et Quéribus. En 1162, lorsque se forme la couronne d'Aragon, Quéribus est une des principales forteresses barcelonaises au nord des Pyrénées. Toutefois, avec l’annexion à la couronne du comté de Roussillon en 1172, le rôle de Quéribus diminue. À la fin du xiie siècle, la vicomté de Fenouillet est inféodée par le roi Pierre II d'Aragon au vicomte de Narbonne.

 

Lors de la croisade contre les Albigeois, le château est tenu par le chevalier Chabert de Barbaira, hérétique notoire et farouche opposant aux croisés. Il devient un refuge pour les religieux cathares : Benoît de Termes, diacre puis évêque cathare du Razès y réside en 1230 et y meurt sans doute avant 1233. C'est l'un des derniers châteaux cathares avec le Château de Puilaurens à accueillir des responsables de l'église cathare après la chute de Montségur. La vicomté de Fenouillèdes est d’ailleurs encore sous la protection du seigneur de Roussillon, Nuno Sanç, qui agit comme intermédiaire face au roi de France, c'est pourquoi, alors que la guerre fait rage dans le comté de Toulouse, le château est laissé à l'écart des conquêtes croisées. À la mort de Nuno en 1241 son cousin le roi Jacques Ier d'Aragon hérite du Roussillon et abandonne sa politique de protection du Fenouillèdes, dont la possession est tacitement reconnue au roi de France. Le roi Louis IX ordonne au sénéchal de Carcassonne, Pierre d'Auteuil, de s'emparer du château. La conduite des opérations est confiée à Olivier de Termes, qui connaît les lieux et leur défenseur, pour avoir combattu avec lui face aux croisés. Après un court siège de trois semaines, Chabert de Barbaira se rend à Olivier et échange sa liberté contre la reddition du château, en mai 1255. Le château de Quéribus tombe durant la troisième semaine de mai 1255. Quelques mois plus tard, tombait le dernier castrum, le château de Niort en pays de Sault.

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Bases techniques pour photographier les végétaux

Publié le par Michel Carlué

 

Cet article est destiné aux personnes qui souhaitent faire leurs premiers pas dans la photographie des végétaux. Il n'a nullement la prétention de constituer une approche exhaustive de cette pratique.

 

 

Weigelia

 

 

La première question que l'on doit se poser est de se faire une idée plus ou moins précise du projet photographique que l'on souhaite mettre en place.

 

- Veut-on montrer les plantes dans leur environnement ?

 

- Faut-il isoler la plante de son contexte environnemental ?

 

- Est-il nécessaire de mettre l'accent sur une spécificité botanique de l'espèce végétale considérée en détaillant un des éléments (les feuilles, les fleurs ou alors les fruits) ?

 

- Faut-il aller encore plus loin dans la description photographique détaillée d'un élément botanique ?

 

- L'esthétisme des photographies prévaut-il sur leur contexte botanique  ?

 

___

 

 

La deuxième obligation est de prendre son temps, de tourner autour du végétal, d'observer les détails importants de sa morphologie, d'analyser la façon dont il est éclairé et d'identifier correctement les qualités et les défauts de son arrière et de son avant plan.

 

___

 

 

La nature de l'appareil photo utilisé constitue un troisième critère déterminant. Avez vous un appareil photo compact, un bridge, un hybride ou un reflex ? Ce n'est pas tant la qualité des photos obtenues qui est en cause, mais plutôt les possibilités de réglage qui peuvent être plus ou moins bridées pour les compacts ou les bridges.

 

 

 

Bellis perennis

 

 

 

Raisonnons sur la base de l'utilisation d'un APN reflex ou d'un APN hybride évolué.

 

Si vous voulez prendre une photo d'un végétal dans son contexte environnemental il est nécessaire d'obtenir une profondeur de champ optimale, de manière à ce que le végétal soit net et que son arrière plan le soit également.

 

La meilleure des solutions consiste à utiliser un zoom dans sa position grand angle. Il est ensuite important de régler l'APN sur le mode priorité à l'ouverture et de choisir une ouverture de diaphragme assez réduite, de l'ordre de f/9 ou f/11, par exemple. Vous vérifiez ensuite que la vitesse affichée soit compatible avec une photo nette, 1/60ème de seconde constitue déjà une bonne sécurité.

 

La plupart des objectifs ou des appareils photos modernes sont équipés d'un stabilisateur. Il n'est donc pas aléatoire de travailler à une vitesse relativement lente, de l'ordre du 1/15ème de seconde, sans risques majeurs de bougé. En l'absence de stabilisation il est admis que la vitesse d'obturation ne doit pas être inférieure à l'inverse de la valeur de la focale utilisée. Par exemple, avec un grand angle réglé à 24 mm de focale, la vitesse ne doit pas être plus lente que le 1/24ème de seconde. Il est donc recommandé de travailler dans ce cas au 1/30ème voire au 1/60ème de seconde.

 

Si vous ne pouvez pas obtenir une vitesse suffisamment rapide en ayant choisi une valeur d'ouverture qui vous convient, c'est que la lumière est insuffisante et il vous faut alors augmenter la sensibilité ISO de votre appareil, passez par exemple de 200 ISO à 400 ISO. C'est l'un des avantages de la photo numérique.

 

En conclusion, gardez à l'esprit que trois paramètres sont déterminants dans le réglage votre appareil :

- l'ouverture du diaphragme qui permet de contrôler la profondeur de champ;

- la vitesse qui conditionne l'absence de flou de bougé; 

- la sensibilité ISO qui permet de limiter l'impact de conditions d'éclairement difficiles. A ce propos, il faut toutefois noter que plus on élève la sensibilité de l'appareil et plus le bruit de fond augmente, notamment dans les ombres.

 

Une remarque : certains appareils reflex sont équipés d'un bouton de contrôle de la profondeur de champ, appuyez dessus et vous aurez dans le viseur le rendu visuel de la photographie, non pas à la pleine ouverture de visée, mais à celle que vous aurez choisie pour réaliser votre cliché. L'image va s'assombrir dans la plupart des cas, mais le rendu de la profondeur de champ sera celui de la photographie.

 

Dans le cas de clichés très rapprochés (proxi ou macrophotographie), les contraintes de réglage seront les mêmes que précédemment mais il sera plus délicat de maîtriser la profondeur de champ.

Plus le grandissement photographique est important et moins la profondeur de champ est étendue. Il sera souvent nécessaire de fermer un peu plus le diaphragme pour améliorer la profondeur de la zone de netteté, cela se fera au détriment de la vitesse qui devra diminuer pour permettre de récupérer de la lumière par un allongement du temps d'exposition.

 

Certes la sensibilité de l'appareil peut-être augmentée afin de compenser cette perte de luminosité, mais seulement dans des proportions raisonnables, en fonction des performances de votre appareil dans ce registre. Les appareils deviennent très efficaces dans le domaine des hautes sensibilités et il ne faut pas hésiter à y avoir recours quitte à perdre un peu en dynamique dans le rendu.

 

La solution la plus adéquate, si l'on se rapproche beaucoup de la plante à photographier et que l'on atteint des rapports de grandissement à l'échelle 1/2 (image à la moitié de la taille réelle sur le capteur) ou 1/1 (image à la taille réelle sur le capteur), consiste à utiliser un trépied et une télécommande filaire pour l'appareil, cette dernière étant moins onéreuse qu'une télécommande infrarouge. Le diaphragme peut-être davantage fermé et le problème de la vitesse devient moins aiguë, les poses plus longues ne sont plus problématiques.  Enfin il est possible de régler l'APN sur des valeurs de sensibilité compatibles avec une image de bonne qualité (variable selon les appareils). 

 

Dans le cas de la photo rapprochée  il faudra être particulièrement attentif au vent et éventuellement bloquer les mouvements intempestifs de la plante par un tuteur et limiter les effets des courants d'air par un écran constitué soit par un diffuseur, soit par un réflecteur.

 

La qualité de l'éclairement est un facteur primordial. Les contrastes lumineux très importants risquent de se traduire, au sens photographique, par des zones brûlées (surexposées) et des zones très sombres avec des ombres bouchées.

 

Un diffuseur translucide intercalé entre la source lumineuse et le végétal peut permettre de résoudre partiellement ce problème en atténuant les écarts d'éclairement. Un réflecteur blanc, ou éventuellement argenté peut déboucher des zones trop sombres et remplacer ainsi avantageusement un flash dont le rendu est souvent trop artificiel. Le flash peut être utilisé sans problème lorsque l'on dirige son éclair vers un réflecteur blanc orienté en direction du végétal. Les effets sont alors naturels et correspondent à ceux d'un éclairage indirect.

 

L'affichage d'un histogramme et son analyse permettent de vérifier la qualité de l'exposition après la prise de vue. S'il est décalé en butée sur la droite la photo est surexposée, si par contre il est décalé en butée sur la gauche, ce sera l'inverse et la photo présentera des zones sous exposées, ce qui ne veut d'ailleurs pas dire que cet effet de sous exposition ne soit pas souhaitable, car il permet de préserver les hautes lumières et de mettre en valeur des zones éclairées.

 

 

Campanula persicifolia

 

 

Conseils de base à propos de l'utilisation d'un APN

 

- Toujours protéger la lentille frontale de l'objectif de l'appareil par un filtre, UV ou polarisant.

 

- Utiliser un pare-soleil adapté aux caractéristiques de votre objectif.

 

- Se munir d'un chiffon microfibres pour nettoyer le filtre ou les écrans de l'APN

 

- Eviter d'exposer l'appareil sous la pluie, sauf s'il est tropicalisé.

 

- Se munir d'une batterie (chargée) de rechange.

 

- Choisir la meilleure qualité possible pour l'enregistrement de vos fichiers (jpeg fin par exemple ou Raw pour ceux qui disposent d'un logiciel de "dérawtisation" (Lightroom ou DXO)

 

- Prévoir des cartes mémoires d'assez grande capacité (16 ou 32 Go par exemple), une carte supplémentaire n'est pas un luxe. Utiliser des cartes de très grande capacité : > 32 Go, présente l'inconvénient de mettre tous ses œufs dans le même panier et ainsi augmenter le risque de perdre un nombre considérable de clichés en cas de dysfonctionnement de la carte. L'idéal est d'utiliser un appareil numérique équipé de 2 slots de cartes mémoire, les fichiers images étant ainsi dupliqués sur deux supports de stockage différents.

 

- Adopter une position stable lors de la prise de vue à main levée. L'idéal est garder les coudes serrés le long du corps, de ne pas se crisper sur le déclencheur et d'être surpris par le déclic.

 

- Ne pas hésiter à débrayer l'autofocus si celui-ci s'avère récalcitrant lors de la mise au point. La mise au point manuelle avec contrôle dans le viseur est quasiment impérative pour la prise de vue rapprochée avec un reflex. Il est également possible, sur les reflex modernes, d'utiliser pour la mise au point une visualisation de l'image sur l'écran arrière (Liveview). La mise au point sur la zone d'intérêt peut-être alors très précise à condition de vérifier sa validité à l'aide de la fonction loupe de votre appareil. Enfin la technologie récente du "focus peaking" apporte un plus décisif sur la qualité de la mise au point. Les zones nettes apparaissent avec une coloration spécifique et vous pouvez de cette façon contrôler le réglage sur la zone d'intérêt et également l'étendue de la profondeur de champ.

 

- Dans le cas de la proxiphotographie, il est souvent nécessaire d'introduire dans l'image des éléments séparés et distants, une feuille et un bourgeon floral par exemple. La mise au point sur un des deux éléments n'entraine pas forcément que l'autre soit net. Il faut donc faire en sorte que le plan du capteur de l'APN soit parallèle au plan qui passerait par les deux éléments à photographier. Le plan du capteur correspond aussi à celui de la lentille frontale de l'objectif et également au plan passant par l'arrière de votre APN. 

 

- Prendre le temps de bien peaufiner votre cadrage et de vérifier si des éléments inopportuns ne viennent pas polluer l'image. 

 

- Evitez si possible de centrer le sujet dans le cadre et penser à donner une dynamique à votre image, elle permettra de faciliter sa lecture.

 

- Une grande ouverture peut-être nécessaire pour mettre en évidence un détail et laisser le contexte moins intéressant ou superflu de l'image dans un élégant flou d'arrière plan (le "bokeh"des japonais). La maîtrise de la profondeur de champ fait partie des techniques de composition de l'image.

 

- Profitez de la possibilité offerte par le numérique pour visionner immédiatement vos clichés et corriger d'éventuelles erreurs grossières d'exposition, de cadrage ou de mise au point.

 

- Ne pas considérer qu'à partir du moment où le numérique permet de prendre beaucoup de photographies sans contrainte matérielle il n'est pas nécessaire de réfléchir avant d'agir. Il est bon de raisonner comme avec la photographie argentique. Chaque cliché doit être construit et réfléchi, il faut se débarrasser de la mauvaise habitude de "mitrailler".

 

- Se munir d'un ciseau ou d'un petit sécateur pour éliminer une branche disgracieuse ou tout autre élément végétal qui nuirait à la qualité photographique.

 

- Prévoir quelques tuteurs et du lien plastique armé de jardin pour assurer des fixations rapides et limiter ainsi les mouvements des tiges générés par les courants d'air.

 

 

- L'utilisation d'un zoom et en particulier d'un zoom à forte amplitude de variation focale ne constitue pas la panacée universelle et n'apporte pas toutes les solutions à vos problèmes photographiques. Le zoom est pratique certes, il offre un réel confort de cadrage sans avoir à se déplacer. Il présente par contre quelques inconvénients majeurs.

 

Le premier d'entre-eux est de rendre le photographe fainéant. L'utilisation de la bague de zooming lui donne l'impression d'exploiter toutes les possibilités de cadrage en restant les deux pieds plantés dans le sol : erreur !

 

Ne pas bouger c'est se condamner à observer la plante ou l'arbre dans une perspective identique, en ne faisant que l'éloigner ou le rapprocher au sens photographique du terme. Il faut donc se déplacer pour modifier la perspective et ne pas céder au chant des bagues de zooming.

 

Le deuxième inconvénient d'un zoom est souvent sa faible possibilité d'ouverture maximale. Un zoom dont le diaphragme ouvre à f/4 permet déjà de réaliser des photos en faibles éclairements. C'est beaucoup moins vrai pour ceux dont l'ouverture maximale est le plus souvent de f/5,6.

 

Le troisième inconvénient d'un zoom est son tarif élevé lorsque l'on souhaite un équipement de bonne qualité optique combiné à des ouvertures maximales  et constantes sur toute la plage focale, de l'ordre de f/4 ou f/2,8.

 

Il est donc parfaitement raisonnable d'utiliser des focales fixes comme solutions de rechange. Elles sont souvent moins onéreuses que les zooms et procurent une qualité optique de bon voire même de très bon niveau. Les aberrations chromatiques et les distorsions sont modérées et le piqué est le plus souvent au rendez vous. L'ouverture maximale du diaphragme est plus importante que celle d'un zoom standard, (f/2,8 pour un objectif 100 mm macro et f/1,8 pour un 50 mm, par exemple). Enfin les focales fixes obligent le photographe à se déplacer, à rechercher des perspectives, elles le font donc progresser.

 

 

PbaseIMG-7310.jpg

 

Merci pour votre lecture attentive - Bonnes photos végétales

 

Cordialement

 

Michel

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Vraies macrophotographies

Publié le par Michel Carlué

 

 

Modèles végétaux identiques à ceux du précédent article (jacinthe, rose, gerbera).  Aucune pitié pour les détails, je suis allé les chercher de près, au rapport 1/1.

 

 - Travail à main levée (oui, oui, sans trembler)

 

- APN : Canon EOS 5D Mark I (vieille bête)

 

- Objectif  : Canon 100 mm f/2,8 Macro USM (vieux, non stabilisé mais toujours fidèle : ça arrive)

 

- Ouverture f/2,8 pour ne conserver que des zones nettes très localisées dans un flou généralisé (artistique ou pas). L'ensemble doit tendre vers la douceur pour me plaire. A f/2,8 ça le fait...

 

- sensibilité 250 ISO (limiter la montée du bruit avec la vieille bête, qui a tendance à ronfler du pixel))

 

- Mise au point manuelle (l'oeil collé au viseur : aïe !)

 

- éclairage en lumière du jour via une fenêtre (fermée à cause du froid)

 

- Fichiers raw traités avec DXO Optics Pro 10 (logiciel sympa)

 

- Fichiers Tiff traités par Nik software HDR Effects Pro 2 ou par Mac Phun Aurora HDR Pro (le vernis pour la finition)

 

Vous savez tout !

 

 

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A bientôt

 

Bien amicalement

 

Michel

 

 

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Musique baroque : comme le photographe

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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En 1995 en Haute-Savoie, la montagne en argentique

Publié le par Michel Carlué

 

C'était en 1995, en Haute-Savoie, à Morzine. L'appareil photo était un Olympus OM2N équipé d'un zoom Tamron SP 28-90mm. Les pellicules utilisées étaient le plus souvent des Fujicolor Superia 200 ASA. Le scanner à film était un Nikon Coolscan V ED.

 

En 1995 nous n'étions pas à la préhistoire de la photographie, cependant les choses ont beaucoup évolué depuis. Les appareils et les pellicules argentiques ne sont plus guère utilisés.  A titre personnel j'apprécie le grain et la chromie de ces photos (Fujicolor). Des photographes pertinents et expérimentés recherchent et aiment ces rendus particuliers. Ils leurs restent fidèles. D'autres, beaucoup plus jeunes, lassés par la perfection froide du numérique, reviennent vers les techniques argentiques. D'ailleurs la plupart des logiciels de retouche de fichiers numériques (Lightroom, DXO Film Pack) s'évertuent à singer le rendu des différentes pellicules argentiques qu'elles soient en négatifs (noir et blanc ou couleur) ou traitées en inversibles (diapositives). On y retrouve des options telles que l'ajout du grain des films les plus connus ainsi que le rendu des couleurs et des contrastes qui leur est spécifique, traitement croisé, etc...) 

 

Cordialement à vous

 

Amitiés virtuelles ou pas

 

Michel

 

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Ps : pour ceux qui connaissent bien la Haute-Savoie vous reconnaitrez :

- le col de la Golèse

- Les Cornettes de Bise

- le col de Cou

- Graydon

- le Mont de Grange

- la vallée glaciaire et le cirque de Sixt-Fer-à-Cheval

 

 

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Music : Tchaikovsky, Sibelius -  Direction d'orchestre Daniel Baremboim

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Melting Phot - 1

Publié le par Michel Carlué

 

Vous aurez droit, dans chacun de ces articles, à 10 clichés pris récemment ou il y a longtemps, peu importe, vous vous en fichez, moi aussi d'ailleurs.

 

Mais les photos sont des instants de vie figés, des émotions ressenties souvent intensément, des perceptions qui n'engagent que leur auteur, celui qui regarde, qui cadre et qui déclenche. Des instants qui persistent tant que les supports numériques ou papier résistent à l'évolution technologique ou à l'érosion du temps. 

 

J'en suis arrivé au point crucial de regarder dans le rétroviseur, de fouiner parmi la quantité énorme de clichés que j'ai pu engranger depuis des années, un peu à la façon dont un adulte explore le grenier de la vieille maison familiale afin d'en raviver quelques trésors de son enfance. 

 

Avec le recul peut-on percevoir dans ce fatras photographique une démarche quelconque, une continuité, des affinités, un style ? Ces questionnements sont crétins, je vous l'accorde. Ils semblent prétentieux et égocentrés. Peu importe, j'assume. Je suis habituellement d'un naturel discret, peu confiant en moi, alors, pour une fois que je me lâche nul ne pourrait m'en tenir rigueur. Surtout pas vous amis de "Regards".

 

Bien cordialement

 

A très bientôt

 

N'hésitez pas à formuler des commentaires sur le blog, c'est en bas en descendant l'escalier, à côté de la cave à vin.

 

 

L'acrobate figée

 

Verticalité sudiste

 

 

Menace d'orage

 

 

Indice d'une présence passée

 

 

L'effort

 

 

Apparition bizarre

 

Désespérance

 

L'herbe et les photographes en herbe

 

émergence

 

Look chevalin

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