Fuck la réserve fractionnaire

Publié le par Michel Carlué

 

 

 

Mondialisation de la pauvreté et nouvel ordre mondial


   

The Plot 911 nous ouvre les yeux. Il nous démontre que nous sommes sous l'emprise de la finance et de la spéculation et totalement dépendants de ce monstre bancaire que l'on nomme la dette.

 

Tout commence dans les universités et donc dans le système éducatif. Ces institutions constituent dans la plupart des pays du monde des organismes privés gérés à la manière des grandes entreprises. L'enseignement dispensé a pour but essentiel de développer chez les étudiants l'hémisphère gauche du cerveau, celui de la pensée rationnelle et des mathématiques. Il est beaucoup moins question d'y développer l'autre zone, la droite, celle de la créativité, de la langue maternelle et des arts.

Le but est de former des opérateurs, des techniciens, des gens qui répètent et reproduisent. Des filtres sont mis en place, les moutons surdoués sont récompensés car ils font une confiance aveugle au système préétabli, la remise en question n'est pas leur point fort. Par contre les contestataires sont rejetés et marginalisés par le système.

 

Les interférences entre l'entreprise privée et les universités sont prégnantes. Les enseignements universitaires sont fortement influençés par les puissances financières et spéculatives qui décident en grande partie de ce qui doit y être dispensé, à leur profit bien évidemment.

 

Il faut donc toujours douter, toujours remettre en question et bien prendre conscience qu'il n'y a qu'une seule façon de trouver l'argent dont vous ne disposez pas, c'est de l'emprunter à la banque. Les banques créent l'argent, elles créent aussi la dette et les intérêts qu'elles perçoivent, bien évidemment. En résumé il y a toujours plus de dettes que d'argent et toujours plus de pauvreté et de laissés pour compte sur notre planète. 

 

Je vous laisse regarder et surtout écouter l'excellente vidéo réalisée par nos amis canadiens de THEPlot 911.

 

 

Vous trouverez ci-dessous quelques explications techniques ainsi que des considérations critiques concernant la réserve fractionnaire.


 

`

 

 

Quelques explications et prises de positions complémentaires

 

Dans le contexte du système dit de Réserves Fractionnaires, l’expansion monétaire est en partie la conséquence de l’effet multiplicateur du crédit. Ce terme désigne le rapport existant entre l’augmentation de monnaie centrale nouvelle émise par la banque centrale et la quantité de monnaie issue du crédit accordé par les établissements de crédit (banques commerciales) permise par cette augmentation.

 

Cet effet multiplicateur est parfois suspecté de provoquer un fort accroissement de la masse monétaire, à qui il arrive effectivement de croître à des taux élevés, par exemple à la fin des années 1990 et dans la première moitié des années 2000. Le prix nobel d'économie Maurice Allais, relativement isolé dans ce jugement, considérait en 1999 :

« Dans son essence, la création monétaire ex nihilo (à partir de rien) actuelle par le système bancaire est identique, je n'hésite pas à le dire pour bien faire comprendre ce qui est réellement en cause, à la création de monnaie par des faux-monnayeurs, si justement condamnée par la loi. Concrètement elle aboutit aux mêmes résultats. La seule différence est que ceux qui en profitent sont différents. »

La question de la destination de ce « profit » peut alors se poser.

 


D’autres économistes ont avant lui critiqué ce système. Ainsi, Ludwig von Mises écrivait en 1912 :

« Ce serait une erreur de croire que l'organisation moderne de l'échange peut continuer ainsi. Elle porte en elle le germe de sa propre destruction ; le développement de la monnaie fiduciaire doit nécessairement mener à son effondrement. »


Murray Rothbard développa des théories proches, insistant sur l'effet inflationniste d'un tel système. Ainsi dans Fractional reserve banking, il comparait ce système à de la création « par magie ».

C'était également l'avis d'Irving Fisher qui a proposé dès 1936 le "100% money".


James Robertson et d'autres auteurs altermondialistes souhaitent ramener le processus de création monétaire sous le contrôle de l'État et jugent que le système actuel n'est pas aligné « sur des principes de justice économique et sur les réalités de l’ère de l’information, à tel point que la confiance dans la démocratie même en est sérieusement ébranlée ».


Une solution appelée crédit social ou dividende monétaire préconisée par certains libéraux démocrates et historiquement due à Clifford Hugh Douglas est que toute création de monnaie libre de dette (augmentation de la masse monétaire centrale) soit distribuée à l'ensemble des citoyens de façon parfaitement équitable, et que la monnaie créée par l'emprunt (monnaie temporaire) soit mécaniquement limitée à deux fois la masse monétaire centrale (monnaie permanente).

 

 

__________


Publié dans actualités

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article