Le sexe des végétaux

par Michel Carlué  -  12 Décembre 2013, 10:21  -  #Nature et photographie

 
Un botaniste aime les végétaux, c'est une évidence quelque peu stupide !
 
Il s'intéresse également à leur aspect esthétique et l'immortalise (relativement) par la photographie. S'il lui est possible de faire partager ces beautés à d'autres personnes pourquoi donc ne le ferait-il pas ?

Vous êtes donc invités pour une incursion modeste au coeur du règne végétal, sous le double registre de la beauté de ses formes et de ses couleurs.
Au cas ou vous ne l'auriez pas vraiment perçu, il s'agit d'un article très sexuel, les images que vous allez découvrir sont extrêmement impudiques. Les fleurs sont en fait les sexes, très exposés, des végétaux. Elles n'ont rien à envier à la représentation picturale de la naissance du monde par le peintre Auguste Courbet ! Une différence de taille tout de même, les fleurs des plantes supérieures sont le plus souvent hermaphrodites, à la fois mâles et femelles, imaginez ce que pourrait être le tableau de Courbet dans le cadre d'une telle bivalence !
 
 
Anemone blanda
 
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De très insignifiants petits bulbes que l'on plante sans conviction et que l'on retrouve au tout début du printemps sous la forme de ces magnifiques et très délicates floraisons, l'idée de les planter était donc excellente, aucun regret !
 
La même anémone en version blanche
 
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Campanula persicifolia
Campanule à feuilles de pêcher
 
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Ce végétal est vraiment accommodant , très autonome, il se reproduit par graines sans même en avoir demandé la permission. De plus, il s'agit d'une plante vivace que l'on retrouve en hiver sous forme de rosettes de feuilles, ces rosettes étant merveilleusement ponctuées de grappes de fleurs bleues ou blanches au coeur du printemps. Vraiment le bon plan pour un jardin sauvagement évolutif.
 
Chaenomeles japonica
Cognassier du Japon

 
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Il s'agit ici de la manifestation sexuée d'un arbuste buissonnant et non pas de celle d'une plante vivace (pérenne) dont seules les parties souterraines persistent en hiver. L'arbuste conserve ses branches (son appareil aérien) lors de la mauvaise saison. Les fruits ne sont pas comestibles à ma connaissance et même les oiseaux les ignorent. Par contre, les feuilles luisantes et les fleurs d'un rouge vif ou plus nuancé (comme celui de la photo) donnent un attrait tout particulier à cet arbuste. Il est bon toutefois de signaler un inconvénient qui peut-être majeur pour certains(nes). L'arbuste se défend et ses épines sont particulièrement acérées, comme la langue de certains (nes) de nos concitoyens (nes) ! Vous pouvez compter sur lui pour former des taillis touffus et.... défensifs.
 
Astrantia major
Astrance majeure

 
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J'ai découvert l'astrance lors de mes balades alpines. Elle pousse dans les lieux ensoleillés ou semi-ombragés. Un sol assez humide lui convient très bien. Il y en a une dans mon jardin et je peux assurer qu'il s'agit d'une plante vivace très vigoureuse. Elle peut prendre un aspect très dégradé après la première floraison, il n'y a pas péril en la circonstance, vous la coupez ras et elle recommence à former des feuilles et finit par refleurir, son comportement est donc très différent du notre, pauvres humains ! Vous remarquez sur la photo la délicatesse de ses fleurs, il faut également savoir qu'il en existe plusieurs variétés colorées en rose ou en rouge, j'ai bien envie de les essayer !
 
Bellis perennis
paquerette

 
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Je suis petite avec mes feuilles en rosette au ras du sol. De nombreuses personnes me piétinent allègrement sans me prêter la moindre attention. Au printemps, lorsque je me mets dans la tête de fleurir c'est à dire en fait de manifester très légitimement une activité sexuelle, les jardiniers grincheux trouvent que je fais désordre dans le bel ordonnancement de leur pelouse stérile. Alors ils passent leur infame tondeuse sur tout ce qui dépasse et me voilà mutilée. Pourtant, les petis enfants, qui savent regarder beaucoup plus bas que les adultes, se rendent compte de la beauté de mes fleurs et cueillent de très jolis bouquets ce qui, bien qu'arrivant au même résultat que l'activité de la tondeuse, me fait tout de même bien plus plaisir. Mon copain le photographe m'a tiré un portrait, son objectif macrophotographique lui a ouvert les yeux, jugez donc par vous même.
 
Craetegus monogyna
Aubépine à un seul style

 
 
Un arbuste de nos régions, poussant sa vaillance jusqu'à devenir un petit arbre. Une multitude de fleurs très appréciées par les abeilles transforment l'aubépine en buisson blanc (pour les sépales et les pétales) et pourpres (pour les étamines), odorant et bourdonnant. Les fruits rouges succèdent aux fleurs et ils complètent idéalement les qualités décoratives de cet arbre.
 
Euphorbia polychroma
Euphorbe polychrome
 
 
Un feu d'artifice floral en jaune, jaune verdâtre, vert jaunâtre et vert.....
Incomparablement belle et insolite, voyez plutôt. Il s'agit d'une plante vivace disparaissant totalement en hiver pour renaître au printemps et exercer pendant quelques semaines une fascination durable sur les passionnés (ées) des formes et des couleurs.
 
Corylus avellana
Coudrier ou noisetier

 
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Vous avez ici encore une variante dans la sexualisation des végétaux. La photographie représente un châton mâle c'est à dire une inflorescence exclusivement constituée de regroupements d'étamines. La plante porte donc en l'occurrence des fleurs mâles séparément de ses fleurs femelles. Elle est monoïque. La sexualité des végétaux est donc très diversifiée. Le végétal peut se débrouiller tout seul, certes, mais il recourt à des stratagèmes différents pour aboutir au même résultat : la fécondation. Hermaphrodites ou monoïques tel est leur destin ! Une autre spécificité pointe son nez à l'horizon : la monoecie, nous en parlerons plus tard, mais vous pourriez peut-être imaginer de quoi il s'agit, quand même ?
 
Fuschia "beacon rose"
 
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Une fleur vraiment très belle, la photographie représentée ici est celle d'un fuschia gélif (non rustique). Il faut donc le cultiver en pot et pouvoir l'hiverner à une température supérieure à 0°C. C'est contraignant et hasardeux car la souche ligneuse à partir de laquelle la plante va redémarrer au printemps risque de mourir lors de cette période délicate. Le plus sûr pour un jardinier voulant minimiser les risques est d'utiliser des espèces de fuschia non gélives comme les Fuschia magellanica dont  fait partie la célèbre variété Riccartonii. Ces variétés dites rustiques peuvent donc être laissées en terre durant l'hiver et elle le passeront d'autant mieux que la base de la plante sera protégée par un paillis de feuilles.
 
Geranium ibericum "platypetalum"
 
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La photo ci-dessus montre cette superbe fleur à contre-jour et donne droit à observer toute la finesse décorative de sa forme, de sa couleur d'un bleu extraordinaire légèrement ponctué de magenta et de la délicatesse extrême de l'ornementation nervurée de ses pétales, un vrai bijou beaucoup plus abordable que ceux des boutiques de la place Vendôme. L'implantation de son style et de ses 5 stigmates, bien visibles sur la photo, fait irrésistiblement penser à une sorte d'antenne parabolique apte à capter toute la puissance de la nature pour nous en transmettre de magnifiques émissions non télévisuelles qui atteignent directement notre subconscient, cette fleur me rend lyrique, mille excuses.
Pour revenir à des considérations moins fantaisistes, il faut toutefois apprendre à préserver, année après année, cette beauté. Si vous voulez pouvoir observer son sexe, il faut savoir préserver ce qui n'est pas sexué dans notre belle plante, autrement dit préserver la partie strictement végétative (racines , souches et feuilles). La souche a en effet une facheuse tendance à vieillir et à se décoller littéralement du sol au fil des années. Il devient donc nécessaire, au printemps, d'en récupérer des fragments jeunes afin de les repiquer. La pérennité de la plante vivace serait compromise si cette opération simple n'était pas effectuée une fois tous les deux ans. Voila, c'est tout, j'en ai fait fini d'épiloguer au sujet de cette magnifique plante.
 
Geranium sanguineum
 
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Un autre géranium vivace ne posant absolument aucun problème de fragilité, il est même inutile de rajeunir sa souche comme il faut le faire pour son camarade décrit ci-dessus. Il est même capable de se semer au gré de sa fantaisie et de vous composer des taches de couleur sans même que ayez besoin de réfléchir à leur emplacement. Il ne craint ni le soleil, ni la sécheresse, ni l'ombre, c'est donc un costaud !
 
Heliopsis scabra "patula"
 
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Une magnifique plante vivace qui accroche la lumière par ses fleurs, fin juin et début juillet. Comme il s'agit d'une composée il semble utile de signaler que la fleur de cet Heliopsis est en fait le résultat d'un assemblage d'un nombre considérable de fleurs élémentaires que l'on perçoit sur le capitule bombé, au centre. Certaines d'entre-elles, périphériques, sont ligulées (pourvues d'une languette colorée très développée) et ne servent qu'à attirer les insectes pollinisateurs, les fleurs du centre, dites tubuliflores, correspondent aux fleurs réellement sexuées, quelles soient unisexuées ou hermaphrodites. Elles sont unisexuées dans le cas de notre Heliopsis. En dehors de ces considérations liées à la sexualité nous devons être attentif à la préservation de la souche de cette plante vivace, comme dans le cas du Geranium ibericum, il est nécessaire de rajeunir la souche par repiquage tous les deux ou trois ans.  Il est également possible que cette plante souffre de sécheresses prolongées et quelques arrosages estivaux seront alors nécessaires afin d'éviter l'apparition d'un stress hydrique. Dans ce dernier cas les feuilles se rabattent  lamentablement et sèchent et les fleurs" grillent" passant de la couleur jaune à un marron nuancé de gris, pas drôle !
 
Forsythia suspensa
 
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Tout le monde le connait, il est impossible de ne pas le repérer au début du printemps, tant sa floraison est précoce et éclatante. Il assez fréquent que des conditions de températures hivernales particulièrement clémentes permettent sa floraison à la fin de l'hiver. Il s'agit du Forsythia suspensa. Les fleurs sont formées déjà sur l'arbuste au début de l'automne et elles n'attendent que leur passage au froid hivernal et un réchauffement climatique printanier pour éclore. Cet arbuste exprime donc sa sexualité de manière exhubérante en fleurissant avec générosité. Cependant, un jardinier bien informé sait qu'il pourra sans problème prélever un rameau aoûté (ayant formé du bois) à la fin de l'été, le planter en terre et obtenir un bouturage aisé avec la formation de racines au printemps suivant. Un nouveau petit Forthysia sera donc disponible très rapidement. La multiplication végétative de cet arbuste s'avère donc plus efficace que sa reproduction sexuée, le sexe ne fait pas tout..... Il arrive même fréquemment que des rameaux de Forsythia trainant sur le sol s'enracine spontanément formant ce que l'on nomme une marcotte que l'on pourra ensuite isoler de l'arbuste principal pour permettre la formation d'un nouvel individu totalement indépendant du pied mère.
Il y a cependant une erreur fréquente à ne pas commettre avec lui, il ne faut pas le tailler avant la floraison, en automne ou en hiver, on comprendra aisément pourquoi....La taille s'effectuera après la floraison, en rabattant assez sévèrement l'arbuste et en éliminant autant que possible les tiges âgées qui, de toutes façon, finiront par dépérir en désorganisant et en enlaidissant ainsi la structure de l'arbuste.

 
Hemerocallis
 
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Vous plantez au printemps des sortes de tubercules racornis et peu engageants et vous vous dites que si "cela" pousse et fleurit alors vous allez pouvoir croire à beaucoup d'autres choses.....aussi fantaisistes, au Père Noël par exemple !
Le printemps arrive, les feuilles apparaissent, allongées, bien vertes, regroupées en grand nombre et vous vous dites alors qu'il y peut-être de l'espoir pour la suite. De longues "tiges" émergent de ces bouquets de feuilles et, divine surprise, elles portent à leur extrémité des bourgeons floraux. En fait, ces bourgeons, ils ne vous inspirent guère et  vous pensez très sincèrement qu'ils vont en rester là. Mais, dès le lendemain, vous êtes contredits et ravis, la beauté sexuée s'exhibe, triomphante, sous la forme de magnifiques fleurs à 3 sépales, 3 pétales, 6 étamines et un magnifique pistil niché au coeur de tout cet ensemble, c'est donc bien une Liliacée. Cette belle fleur a malheureusement disparu dès le lendemain, irrémédiablement fanée et ratatinée mais elle a été remplacée par de nombreuses autres, toutes neuves et aussi belles que la première.
Cette plante, que l'on nomme communément lis d'un jour, est vraiment exceptionnelle de vigueur et de bonnes intentions, il en existe un très grand nombre de variétés et vous pouvez même vous essayer à en hybrider si le coeur vous en dit.
Le nom d’Hémérocalle, (Hemerocallis en langage botanique) vient du grec hemero : un jour et kallo : beauté. On peut donc poétiquement l’appeler «beauté d’un jour ».
 
Hydrangea serrata var preziosa
 
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Cet hydrangea m'a donné du souci et a fait la mauvaise tête pendant plusieurs années avant que son enracinement ne devienne suffisant et lui permette d'échapper ainsi aux inconvénients des fortes chaleurs et du déssèchement consécutif de l'atmosphère et du sol, en voilà encore un de sauvé ! Il ne faut pas hésiter à lui donner à boire quand il a soif, c'est à dire quand apparaissent les premiers signes de fanaison réversible des feuilles. Si vous attendez trop vous obtiendrez un hydrangea prêt pour les bouquets secs, fleurs et feuilles comprises, mais si c'est ce que vous recherchez je ne veux pas vous contrarier !
Les inflorescences sont composées de dizaines de fleurs minuscules, souvent stériles, de couleur verte, blanche, rose, rouge ou violette. La partie la plus remarquable de la fleur est constituée par les sépales, en général groupés par quatre, parfois par trois ou 5. Ils équipent les fleurs de la périphérie.  Leur teinte est sensible au sol : un pH acide produit des couleurs violacées ou bleutées, chez les espèces qui sont naturellement roses à rouges. Les espèces à fleurs blanches sont insensibles au pH du sol. Dans le cas de l'Hydrangea serrata représenté ici les couleurs des sépales de la fleur fluctuent avec leur âge, un peu comme nous lorsque l'on devient apte à collectionner des cheveux blancs. Mais ici c'est l'inverse et la couleur des sépales fonce avec le temps et passe d'un blanc nuancé de rose, très tendre, à une nuance violacée plus austère ponctuée de taches pourpres.
 
Hypericum calycinum
 
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Vous avez là vraiment un cas, que l'on pourrait qualifier de pas très logique à défaut d'être pathologique. Ce monstre travaille essentiellement par en dessous, vous me direz qu'il n'a certainement rien inventé. Il fait semblant de fleurir énormément au mois de juin, histoire de vous faire croire qu'il entre dans le cours normal des choses de la vie et qu'il assume sa sexualité sans complexes, comme tout être vivant qui se respecte, bien que .....

Mais en fait, sournoisement, tout son attirail de fleurs très voyantes, suréquipées en étamines et donc en grains de pollen et en gamètes mâles ne lui sert quasiment peu ou pas du tout. Pendant qu'il capte votre attention par ses attraits sexués (floraux) très lumineux, il envahit très efficacement le sol par ses tiges poussant à l'horizontale et donc bien cachée, dans un premier temps, pour mieux vous duper.

Ces tiges souterraines, des stolons pour les exprimer par leur nom, constituent un véritable enchevêtrement qui empêche tout autre plante de s'installer ou contrarie leur développement en mobilisant à son unique profit toutes les ressources nutritives du sol. Plus grave encore, ce monstre commandera à ses stolons de s'enhardir au printemps de l'année suivante et de se transformer en autant de tiges verticales et bien sûr aériennes, finie la timidité et bonjour l'envahissement.
 
Tel est le triste état d'esprit de l'Hypericum calycinum.
 

Cependant ce réquisitoire particulièrement dur nécessite de laisser la parole à la défense. Notre plante si spéciale a le don de pousser sur des terres ingrates, arides et pauvres et, comme ses stolons sont nombreux, elle peut être très utile dans la fixation des talus. Elle s'y avère très efficace mais ne supporte pas la concurrence d'autres végétaux qui sont impitoyablement affaiblis par sa présence, puis éliminés. En conclusion, il faut donc bien connaître les qualités et les défauts des êtres vivants, c'est bien connu, afin qu'ils nuisent le moins possible aux autres et qu'ils puissent même se rendre utiles.....
 

 

Lamium purpurem "Chequers"
 
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Il s'agit d'une plante vivace, c'est à dire d'une plante herbacée pérenne qui conserve pendant l'hiver une partie ou la totalité de son appareil végétatif. En l'occurence, pour la plante qui nous intéresse ici, les racines sont pérennes, les tiges et les feuilles le sont également si les hivers ne sont pas très rigoureux. Cette plante, au demeurant fort sympathique, se montre initialement timide, puis elle s'acclimate peu à peu à son milieu, à l'ombre ou au plein soleil. Seules les terres sèches et pauvres ne lui conviennent pas.
Une fois adaptée à son microenvironnement, la belle s'enhardit, laisse traîner ses stolons sur le sol et les enracine à son contact, à chacun des noeuds de la tige, comme le font les fraisiers. Les noeuds correspondent aux zones d'insertion des feuilles. La stratégie développée par notre plante n'est donc pas de s'élever pour montrer qu'elle est la plus grande mais au contraire d'occuper la surface de sol disponible pour mieux étaler sa beauté. Ce mode de développement s'apparente donc à un processus de multiplication végétative puisqu'en fait il s'agit d'un marcottage naturel. L'homme peut également là bouturer sans problème. Ne croyez cependant pas que notre plante n'est pas capable d'avoir une vie sexuelle, la photo présentée ci-dessus montre le contraire, le lamium fleurit, les abeilles assurent la pollinisation qui permet ultérieurement, après fécondation, la formation des graines. Ces dernières sont capables, lors de conditions thermiques, hydriques et d'oxygénation favorables, de germer et de former une autre plante. Il s'agit ici de reproduction sexuée et je peux vous assurer que ce système fonctionne. J'ai en effet trouvé de jeunes Lamium purpureum dans mon jardin, loins de la plante mère, alors que je ne les avais pas plantés.