La dictature financière de la BCE !...

par Michel Carlué  -  2 Mai 2012, 17:06  -  #actualités

 

 

Extrait de Agora Vox

Le Média Citoyen

 

     Par Daniel Martin     

 

 

 

Le prochain Président de la république et la dictature financière de la BCE !...

 

 

 

bce 164

 

 

… « Je pense que les institutions bancaires sont plus dangereuses pour nos libertés que des armées entières au combat. Si le peuple américain permet un jour que les banques contrôlent sa monnaie, les banques et toutes les institutions qui fleurissent autour des banques priveraient les gens de toute possession, d’abord par l’inflation, ensuite par la récession, jusqu’au jour où leurs enfants se réveilleront sans maison et sans toit, sur la terre que leurs parents ont conquise »…

 Voilà ce qu’écrivait Thomas JEFFERSON président des États-Unis d’Amérique en 1802.

 

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La BCE est totalement indépendante. C’est une aberration, car ni elle même, ni les banques centrales nationales de l'eurosystème, ni les membres de leurs instances de décision ne peuvent solliciter ou accepter d'instructions d'un autre organisme. Les institutions de l'Union européenne et les gouvernements des États membres sont également tenus de respecter ce principe.

 

Par ailleurs L'article 123 du récent traité de Lisbonne, ratifié suite à un déni de démocratie stipule :"il est interdit à la Banque centrale européenne et aux banques centrales des États membres (...), d'accorder des découverts ou tout autre type de crédit aux institutions, organes ou organismes de l'Union, aux administrations centrales (...) ; l'acquisition directe, auprès d'eux, par la Banque centrale européenne ou les banques centrales nationales, des instruments de leur dette est également interdite". 

Par une révision du traité de Lisbonne, Il est urgent d’abroger cette disposition pour mettre fin à cette aberration Européenne du système monétariste par lequel la B.C.E. n’a pas le droit de prêter directement aux Etats, mais doit le faire à des banques privées qui prélèvent un intérêt au passage pour prêter ensuite aux états, avec des taux qui sont déterminés par les agences privées de notation

Du fait de ce statut, de la mission de la BCE, et des contraintes budgétaires, l’Europe se prive des outils et des moyens (budgétaires et monétaires) de surmonter la crise économique, au seul bénéfice des spéculateurs.  Une volonté de réforme des institutions financières Européennes impose de revenir d’urgence sur le statut de la BCE et des banques centrales des différents pays Européens afin que le pouvoir politique, c'est-à-dire les états, reprennent la souveraineté et le contrôle de l’ensemble du système bancaire, mais aussi rompent définitivement avec le monétarisme qui se caractérise par l’abandon des politiques permettant aux états de mettre en place des règles fixes de contrôle et de régulation. En Europe, mais pas seulement, Les Etats sont devenus volontairement impuissants, La BCE a pris le gouvernail de l’économie. Elle dicte les politiques aux états qui ont capitulé. Ce n’est pas seulement le gouvernail de l’économie, mais le pouvoir politique, via la mise en place de ‘’gouvernements techniques’’ à sa solde et la direction des affaires internationales avec des guerres d’assujettissement à sa domination que les dirigeants de la BCE ont pris.

Il suffit de se référer à cette lettre hallucinante du 5 Août 2011 dévoilée par le ‘’Corriere della Sera’’ dans laquelle Jean Claude TRICHET, encore directeur de la BCE, et son successeur Mario DRAGHI grand argentier de l'Italie berlusconienne, ancien Président de Goldman - Sachs pour l'Europe et maître d'oeuvre des privatisations en Italie, dont la candidature a été soutenue par Nicolas SARKOZY, dictent au gouvernement Italien des mesures dont les autres Etats Européens n’ont qu’à s’inspirer, si ce n’est déjà fait :

1. Il s'agit tout d'abord ‘’d’accroître la compétition, particulièrement dans les services".

2. Serait "nécessaire" "la libéralisation totale des services publics locaux et des services professionnels". Et par conséquent "des privatisations de grande ampleur".

3. Plus avant, s'immisçant dans la politique salariale, ils jugent "nécessaire" "d'adapter les salaires et conditions de travail aux besoins spécifiques des entreprises".

4. Et comme si cela ne suffisait pas, ils préconisent de ‘’ réviser en profondeur les règles de "licenciement des salariés".On imagine dans quel sens…

5. Pour clore le chapitre social, ils recommandent d'intervenir "dans le système des retraites, en rendant plus contraignants les critères d'éligibilité aux pensions d'ancienneté".

En lisant cela, ça signifie, ni plus ni moins, des "coupes horizontales dans les dépenses discrétionnaires", "baisse des salaires", "réforme constitutionnelle", imposition des "indicateurs de performance" dans la santé, l'éducation et le système judiciaire. Si l'on avait encore des doutes sur les premiers responsables et les premiers instigateurs de la destruction massive des services publics en Europe, ils sont désormais levés. Mais aussi deux questions en guise de morale politique que l'on peut tirer cette lettre invraisemblable :

1. Au service de quels intérêts Trichet et Draghi oeuvrent-ils à la tête de la BCE ? On est en droit de douter qu'ils oeuvrent pour le bien commun des européens.

2. Depuis quand la BCE a-t-elle acquis toute légitimité pour définir et imposer aux pays membres leur politique économique, financière et sociale, voire leurs propres réformes politiques et institutionnelles ? Ce n'est pas seulement une atteinte à la souveraineté des Etats - dont il faudra tirer toutes les conséquences -, c'est très clairement la préfiguration, avec l'aval de la majorité des gouvernements européens, d'une dictature politico-économique.

Il est évident que si François HOLLANDE est élu, de par sa formation, sa culture politique et économique, il n’a toujours pas réellement pris conscience que nous sommes entrés dans l’ère de l’après croissance et en ne remettant pas en cause la logique Monétariste il sera contraint de composer avec les Marchés financiers pour les rassurer… Avec toutes les conséquences que l’on peut imaginer… Alors que ce qui est plus grave encore c’est la crise écologique qu’il semble totalement ignorer, et pour cause…

 

Toutefois, le 6 Mai 2012, les écologistes n’ont d’autre choix que celui de sanctionner Nicolas Sarkozy afin qu’il ne puisse pas effectuer un second mandat.

N'est-il pas celui qui a exécuté les directives imposées par la BCE - alors qu’une autre réaction de sa part était souhaitable - et qui dit :

- que nous sommes une secte;

- que nous voulons faire retourner la France au moyen âge;

- qu’il ne veut rien entendre sur le nucléaire;

- qu’il soutient les agro productivistes de la FNSEA bouffeurs de pesticides qui nous tuent;

- que l'environnement ça commence à bien faire;

- qu’il veut assouplir davantage les lois qui protège encore un tant soit peu la biodiversité;

- qu’accessoirement le curé vaut autant, sinon plus que l'instituteur pour l'éducation des enfants;       

- qu'il clame sans cesse des paroles qui ont pour effet de dresser une partie de la population contre l’autre, les gens du public contre ceux du privé, les actifs contre les retraités, les ouvriers contre les cadres, les salariés contre les chômeurs, les Français pauvres contre les pauvres immigrés, etc.

Alors qu’il ne cesse d’éructer contre l’assistanat, ses ami(e)s de la Finance et du CAC 40 ont fait eux l’objet d’un assistanat très particulier… A titre d’exemple : Madame BETTENCOURT a perçu entre 2007 et 2012 des chèques fiscaux pour un montant total d’environ 150 millions d’euros. Cela représente 31 500 ans de RSA. Monsieur TAPIE a reçu, en indemnisation très controversée de l’affaire du Crédit Lyonnais, un chèque de l’état français de 450 millions d’euros. Cela représente 94 500 ans de RSA. 

 

Qui sont donc les assistés ? Les plus pauvres, ces chômeurs ou Rmistes exclus d’un emploi qui disposent de 470 euros par mois ? Ou les plus riches ?

 

Certes, François Hollande, bien qu’il soit davantage sensible aux thèses des chantres de la politique monétariste qu’à celles des écologistes, semble vouloir faire preuve d’une plus grande résistance aux injonctions de la BCE que son concurrent, par ailleurs il accepte de discuter avec nous de différents thèmes, sans oublier un débat sur l'énergie ainsi qu'à l'ouverture d'une conférence nationale sur l'environnement. Sur le plan social et celui des rapports humains, c’est l’antithèse d’un SARKOZY qui concède chaque jour toujours plus au FN et à ses idées de haine et d’exclusion.

 Pendant ce temps, la dette abyssale des états avec des intérêts cumulés, dont le montant atteint des sommes pharaoniques, rend inopérantes toutes les initiatives de solidarité qui passent par les marchés financiers.

Au fond, quand on y regarde de plus près, les dettes financières ne sont rien d’autre que des bouts de papier correspondant trop souvent à de la monnaie inflationniste spéculative créée par les banques. Ne perdent de l’argent que ceux qui en avaient un peu trop, puisqu’ils ont eu les moyens de prêter aux autres par le biais de placements boursiers, grâce auxquels ils ont généralement beaucoup gagné en spéculant. Un Etat peut toujours refuser de rendre l’argent à l’oligarchie financière qui a ainsi vécu au détriment des peuples. C'est d'ailleurs la solution que devrait ensisager le prochain Président Français...

 

Bien plus grave est la dette écologique.

Cette année, une fois de plus en quelques mois, nous avons largement dépassé le niveau des ressources naturelles que peut générer la Terre en un an. Comme les découverts écologiques se sont ajoutés d’une année sur l’autre (comme les déficits publics se cumulent dans la dette), la dilapidation du capital naturel commence de plus en plus tôt.                

Nous vivons depuis trop longtemps écologiquement « à découvert » et il n’y aura pas une autre planète à laquelle on pourra faire appel pour ‘’recapitaliser’’ les ressources naturelles de notre bonne vieille terre nourricière.

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Démonétarisation et Monnaies alternatives

Un ouvrage de Daniel Martin

Dans cet opuscule d’une centaine de pages, je me suis efforcé de démontrer que la succession des crises actuelles prend toutes ses racines dans le monétarisme et je suggère alors quelques propositions qui, selon moi, sont nécessaires pour y mettre un terme.

 

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Voici une lecture extrêmement enrichissante, une lecture qui ouvre l'esprit, qui nous permet de comprendre dans quelle galère nous sommes embarqués et qui nous incite à développer individuellement et collectivement les anticorps nécessaires afin de lutter contre le démon de la finance spéculative et également contre l'autre démon, qui lui est corrélé, de la destruction du capital naturel planétaire.


Consacrez-y un peu de votre temps, laissez de côté vos éventuels préjugés, la source des vérités se situe à l'aune des réflexions de Daniel Martin et des penseurs de la nouvelle économie ! J'en suis totalement convaincu et cela depuis fort longtemps.

 

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