Galerie Vivienne

par Michel Carlué  -  6 Novembre 2009, 13:27  -  #La ville

Elle a été construite en 1823 d'après les plans dessinés par l'architecte François Jean Delannoy. Ce dernier conçoit un décor de style néo-classique recouvert d'une verrière élégante, fait de mosaïques, peintures et sculptures exaltant le commerce. Les mosaïques du sol sont signées G. Faccina. La grande galerie de 42 m de long est suivie d’une rotonde vitrée avec une coupole en verre hémisphérique, l’ensemble étant d’origine, les carreaux permettant une aération modulée.

Inaugurée en 1826 cette galerie tire profit de son emplacement exceptionnel. Elle attire bon nombre de visiteurs avec ses boutiques de tailleur, bottier, marchand de vin, restaurateur, libraire, mercier, confiseur, marchand d’estampes ...

Située entre le Palais Royal, en déclin, la Bourse et les Grands Boulevards, ce passage connaît un succès considérable jusqu'à la fin du Second Empire. Mais la galerie perd un peu de son attrait avec le déménagement des commerces prestigieux vers la Madeleine et les Champs-Élysées et notamment à cause de la Révolution haussmannienne.

Depuis 1960 , la galerie est redevenue très active. Elle présente des boutiques de mode et de décoration, des défilés de haute couture s’y tiennent. L'installation de Jean-Paul Gaultier et de Yuki Torii en 1986 a permis la résurrection de la galerie. Celle-ci héberge aujourd'hui de nombreuses boutiques de prêt-à-porter et d'objets décoratifs.


Ce texte est intégralement extrait de l'article publié sur Wikipedia : link

Un fait hautement historique lié à la galerie Vivienne n'est bizarrement pas mentionné par le rédacteur de l'article de Wikipedia, qui ne doit pas aimer la musique ou le chant choral républicain ...... 

Pendant que Berlioz, en loge à l'Institut de France , écrivait sa cantate La Mort de Sardanapale pour le Prix de Rome de 1830, la révolution de Juillet éclata; sitôt sa cantate finie, Berlioz sortit dans les rues de Paris pour se joindre à la foule. Dans ses Mémoires il donne un récit saisissant de l’amosphère enivrée de ces journées mémorables. Il raconte en détail une exécution spontanée de la Marseillaise, qu’il venait d’arranger pour chœur et orchestre, par un petit groupe qu’il menait, avec la participation de la foule entassée dans la Galerie Vivienne. La foule d’abord resta muette, mais, poursuit Berlioz:

[…] à la 4e strophe, n’y tenant plus, je leur crie: ‘Eh! sacredieu! chantez donc!’ Le peuple, alors, de lancer son: Aux armes, citoyens! avec l’ensemble et l’énergie d’un chœur exercé. Il faut se figurer que la galerie qui aboutissait à la rue Vivienne était pleine, que celle qui donne dans la rue Neuve-des-Petits-Champs était pleine, que la rotonde du milieu était pleine, que ces quatre ou cinq mille voix étaient entassées dans un lieu sonore fermé à droite et à gauche par les cloisons en planches des boutiques, en haut par des vitraux, et en bas par des dalles retentissantes, il faut penser, en outre, que la plupart des chanteurs, hommes, femmes et enfants palpitaient encore de l’émotion du combat de la veille, et l’on imaginera peut-être quel fut l’effet de ce foudroyant refrain... Pour moi, sans métaphore, je tombai à terre, et notre petite troupe, épouvantée de l’explosion, fut frappée d’un mutisme absolu, comme les oiseaux après un éclat de tonnerre.

Texte extrait de Berlioz à Paris : link

 

 

 

 

 

 

 

FIN